L’affaire qui secoue l’Office Guinéen de Publicité (OGP) connaît un nouveau rebondissement. Après plusieurs jours d’audition devant les enquêteurs de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), quatre anciens responsables de l’institution ont été placés en détention provisoire et transférés à la Maison centrale de Conakry.
Parmi les personnes concernées figurent l’ancien directeur général de l’OGP, ainsi que trois hauts cadres de l’établissement : Mme Mariama Dalanda Diallo, Directrice administrative et financière (DAF), Djely Mady Cissoko, Directeur des opérations, et Sékou Camara, conseiller chargé de missions.
Selon les informations recueillies, cette décision judiciaire intervient à l’issue d’une garde à vue de 120 heures durant laquelle les enquêteurs ont examiné de près la gestion administrative et financière de l’office. Si le parquet ne s’est pas encore exprimé de manière détaillée sur les chefs d’accusation retenus, plusieurs sources proches du dossier évoquent des soupçons de détournement de fonds publics, de malversations financières et de corruption au sein de la régie publicitaire de l’État.
Le limogeage de l’ancien directeur général, Alladji Cellou Camara, qui avait marqué le début de cette affaire, apparaît aujourd’hui comme la première étape d’un processus d’assainissement plus vaste. Avec l’incarcération simultanée de plusieurs responsables clés de l’OGP, les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur la gestion passée de l’institution.
Cette affaire suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, tant les enjeux financiers et administratifs sont importants. Les investigations devront notamment permettre d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer l’ampleur réelle des irrégularités présumées.
D’après une source proche du dossier, le procès des prévenus pourrait s’ouvrir le vendredi 10 juillet 2026, sous réserve d’éventuels changements de calendrier. Cette audience est particulièrement attendue, car elle devrait permettre de clarifier les circonstances des faits reprochés, d’évaluer les montants concernés et d’identifier d’éventuelles complicités au sein de l’Office Guinéen de Publicité.
Henriette Mara www.vision224.com

