Conakry – À l’heure où les citoyens réclament d’avantage de transparence, de célérité et d’efficacité dans le traitement des affaires judiciaires, la Conférence nationale des procureurs s’impose comme un rendez-vous majeur pour l’avenir de la justice guinéenne. Loin d’être une simple formalité administrative, cette rencontre qui aura lieu du 15 au 17 juillet 2026, constitue un véritable cadre de réflexion stratégique destiné à harmoniser l’application de la loi pénale sur l’ensemble du territoire national.
Initiée sous l’impulsion du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima sory 2 Tounkara ,cette conférence poursuit un objectif ambitieux : moderniser l’appareil judiciaire et fournir aux procureurs des orientations claires afin de renforcer la lutte contre l’impunité, la criminalité financière ainsi que les atteintes aux droits humains.
Durant 72 heures, les procureurs généraux et les procureurs d’instance examineront plusieurs thématiques essentielles, notamment l’indépendance et la responsabilité du magistrat face aux pressions politiques et économiques, l’accélération des procédures judiciaires pour réduire l’engorgement des centres de détention, la politique pénale nationale face aux nouveaux défis sécuritaires et aux crimes économiques, ainsi que le renforcement de la coordination entre le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH), la Direction nationale des affaires criminelles et des grâces (DNACG) et les différents parquets du pays.
Cette conférence s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État engagée par les autorités guinéennes. En harmonisant les pratiques des parquets et en renforçant l’efficacité de l’action publique, le ministère de la Justice entend restaurer durablement la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.
Les conclusions et résolutions attendues à l’issue des travaux, le 17 juillet prochain, devraient jeter les bases de la future politique pénale de la Guinée et orienter durablement l’action de la justice face aux défis actuels. D’ici là, les regards de toute la nation restent tournés vers Conakry, où se dessine une nouvelle étape de la réforme du système judiciaire guinéen.
Henriette Mara www.vision224.com

