Coyah, 16 août 2026 – Un violent incendie a ravagé une quinzaine de magasins et leurs contenus, ce dimanche 16 août 2026, à Somayah Mosquée, dans la commune urbaine de Coyah. Le sinistre aurait pris naissance dans un magasin spécialisé dans la vente de matériel de construction, avant de se propager rapidement aux commerces voisins.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le vendeur du premier magasin concerné aurait été alerté alors que les flammes commençaient à se développer. À son arrivée, des jeunes présents sur les lieux lui auraient proposé leur aide pour tenter de maîtriser le feu à l’aide de seaux d’eau. Il aurait toutefois décliné cette proposition, préférant attendre l’intervention des sapeurs-pompiers.
Mais avant l’arrivée du premier camion de secours, les flammes s’étaient déjà propagées à plusieurs autres magasins.
Un voisin direct des commerces sinistrés témoigne : « J’étais à Conakry lorsque mon père m’a appelé. À mon arrivée, ils m’ont dit que le feu aurait commencé dans le magasin qui est juste à notre bâtiment. Les gens lui auraient proposé de l’aider à l’éteindre, mais il a refusé et aurait même fermé son magasin. Pour lui, il préférait attendre les sapeurs-pompiers. Malheureusement pour lui, le premier camion qui est arrivé n’avait pas assez d’eau dans la cuve. Avant l’arrivée du deuxième, le feu avait déjà pris plusieurs autres magasins. »
Sous le choc, l’un des propriétaires des magasins touchés a également accepté de témoigner sur l’ampleur des dégâts.
» Je n’étais pas là. » C’est un de mes petits qui m’a appelé pour me dire qu’il y a le feu derrière. Quand je suis arrivé, j’ai trouvé que le feu avait déjà pris tout le magasin et d’autres aussi. Mais rien n’est sorti. On avait tout ce qu’il faut pour un bâtiment, sauf les carreaux. Pour le moment, je ne peux pas évaluer les pertes », a-t-il expliqué.
Sur les lieux, le reporter a pu constater qu’environ quinze magasins ont été entièrement ou largement consumés par les flammes. Seuls deux ou trois commerces auraient réussi à sauver une partie de leurs marchandises et matériels avant la progression du feu.
Des sources concordantes évoquent également la présence de sommes d’argent en espèces qui auraient été détruites dans l’incendie. Pour l’heure, aucune estimation officielle des pertes matérielles et financières n’a encore été communiquée.
Une enquête pourrait permettre de déterminer l’origine exacte du sinistre et d’établir les circonstances dans lesquelles le feu s’est propagé aux commerces voisins.
Saloun Touré www.vision224.com

