CONAKRY – La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son réseau routier. Le Guinea Development Board (GDB) a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour la réalisation de la première phase du Corridor Sud, un projet majeur prévoyant la construction d’une autoroute de 170 kilomètres reliant Coyah, Kindia et Mamou.
Prévue en 2×2 voies et selon des standards internationaux, cette infrastructure ambitionne de transformer les conditions de circulation sur l’un des principaux axes reliant Conakry à l’intérieur du pays.
Selon le GDB, le projet pourrait être réalisé sous la forme d’un Partenariat Public-Privé (PPP) ou selon un modèle EPC assorti d’un financement. Cette configuration devrait permettre de mobiliser de grands opérateurs internationaux, en collaboration avec des partenaires guinéens.
Le projet est présenté comme l’un des chantiers structurants du Programme Simandou 2040, porté par le ministère des Infrastructures. Il vise notamment à améliorer la mobilité, fluidifier le transport des personnes et des marchandises, réduire les contraintes liées au trafic et renforcer les échanges économiques entre la capitale et les régions de l’intérieur.
L’axe Coyah–Kindia–Mamou constitue une voie majeure d’accès à la Moyenne-Guinée et aux autres régions du pays. Sa modernisation pourrait permettre de réduire les temps de parcours, d’améliorer la sécurité routière et de faciliter l’acheminement des produits agricoles, miniers et commerciaux.
Au-delà du transport, les autorités misent également sur les retombées économiques du projet. Une infrastructure routière moderne pourrait renforcer l’attractivité des territoires traversés, faciliter les échanges commerciaux et contribuer au désenclavement de plusieurs localités.
Pour le président Mamadi Doumbouya, cette dynamique s’inscrit dans une stratégie visant à faire des infrastructures un levier majeur de transformation économique et de développement territorial.
Le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt marque une étape importante dans la mise en œuvre du Corridor Sud. Il doit permettre d’identifier les entreprises et partenaires capables d’apporter l’expertise technique, les capacités opérationnelles et les financements nécessaires à la réalisation de cette infrastructure.
Le calendrier précis des travaux ainsi que les modalités définitives de financement restent toutefois à déterminer.
Avec ses 170 kilomètres d’autoroute, le Corridor Sud pourrait ainsi redessiner les liaisons entre Conakry, Coyah, Kindia et Mamou, tout en donnant une nouvelle dimension aux échanges entre la capitale et les régions de l’intérieur.
À travers ce projet, la Guinée affiche clairement son ambition : faire de la modernisation des grands axes routiers un moteur de mobilité, de désenclavement et de croissance économique.

Henriette Mara www.vision224.com

