KAMSAR, 31 août 2026 — Une femme d’une trentaine d’années, mère de trois enfants, aurait été victime d’une excision forcée impliquant sept personnes de nationalité léonaise, sur les îles Katarack, relevant de Katchèk, dans la sous-préfecture de Kanfarandé, préfecture de Boké.
Selon des informations recueillies auprès de sources locales, les faits se seraient produits le mercredi 26 août 2026. La victime, identifiée comme Yelikha Yattara, aurait été poursuivie à travers plusieurs habitations avant d’être rattrapée par un groupe qui se serait préparé à commettre l’acte.
Elle aurait ensuite été émmenée de force avant de subir l’excision. Après les faits, la victime aurait été prise en charge en urgence au poste de santé de l’île de Katchèk.
D’après des proches de la famille, Yelikha Yattara avait déjà été excisée. Le groupe aurait toutefois estimé le contraire, ce qui aurait conduit à cette intervention forcée.
Alertées, les forces de sécurité, appuyées par des citoyens, ont procédé à l’interpellation de la victime et des personnes présumées impliquées. Tous ont ensuite été conduits par pirogue jusqu’au port de pêche de Kamsar, avant d’être présentés à la Gendarmerie maritime, puis transférés au commissariat central de police pour la suite de la procédure.
À son arrivée à Kamsar, la victime aurait été orientée vers l’hôpital ANAIM afin de bénéficier d’un examen médical et de permettre l’établissement d’un certificat médical.
Les sept personnes présumées impliquées sont actuellement retenues au commissariat central de Kamsar. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes des faits et d’établir les éventuelles responsabilités.
Cette affaire relance également les préoccupations liées à la persistance des mutilations génitales féminines et à la nécessité de renforcer la protection des femmes et des filles contre les pratiques forcées.
Henriette Mara www.vision224.com

