Conakry — Le gouvernement guinéen vient d’opérer une nouvelle réorganisation de son dispositif de coordination. Désormais, les 30 départements ministériels sont regroupés au sein de quatre grands pôles gouvernementaux, avec pour ambition de renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action publique.Les quatre pôles retenus sont :Souveraineté et Gouvernance ;Économie et Transformation productive ;Infrastructures et Développement durable ;Capital humain et Solidarité.
Selon l’Exécutif, cette nouvelle architecture vise à « renforcer la coordination de l’action gouvernementale, favoriser la convergence des politiques publiques et améliorer l’efficacité dans la mise en œuvre des priorités nationales », notamment celles inscrites dans le programme de développement Simandou 2040.
Présentant le nouveau dispositif, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a expliqué que des comités interministériels seront mis en place au niveau de chaque pôle. Ces structures devront permettre de mieux préparer les dossiers soumis au Conseil interministériel et, par la suite, au Conseil des ministres.
« Les comités interministériels par pôle sont des éléments complémentaires pour donner plus de contenu au Conseil interministériel, qui devra porter les décisions et les arbitrages au niveau du Conseil des ministres pour que cela soit validé par le Président de la République », a précisé le chef du gouvernement.
Le Conseil interministériel reste au cœur du dispositif
Le Premier ministre a également tenu à préciser que cette réorganisation ne remet pas en cause les mécanismes de coordination gouvernementale déjà existants.
« Les comités interministériels ne remplacent pas le Conseil interministériel », a-t-il insisté, rappelant que cette instance demeure le cadre où l’ensemble des départements ministériels se retrouvent afin de garantir une circulation globale de l’information et de renforcer la solidarité gouvernementale.
De son côté, le Secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a souligné que cette nouvelle organisation ne constitue pas un dispositif concurrent aux cinq piliers du programme Simandou 2040.
Il s’agit plutôt, selon lui, d’un outil complémentaire destiné à améliorer la méthode de travail du gouvernement, en favorisant la participation de chaque acteur au processus de décision.
À travers cette réforme, les autorités guinéennes entendent ainsi mieux structurer le travail gouvernemental, renforcer la coordination entre les différents ministères et accélérer la mise en œuvre des priorités nationales.
Henriette Mara www.vision224.com

