Une vingtaine de cadres des services guinéens chargés de l’application de la loi prennent part, depuis mardi 22 septembre 2026 à Conakry, à un atelier de formation consacré à la lutte contre la criminalité financière et la corruption.
Organisée par le Bureau central national (BCN) d’Interpol-Conakry, avec l’appui technique et financier de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), cette session s’étend sur quatre jours. La cérémonie d’ouverture, tenue dans la commune de Kaloum, a été présidée par Moustapha Kobèlé Keïta, secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
La rencontre a également enregistré la présence du procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Les participants sont issus de différents départements et services spécialisés dans la prévention, la détection et la répression des infractions économiques et financières. Les travaux portent notamment sur le blanchiment de capitaux, la corruption, l’enrichissement illicite et l’identification des bénéficiaires effectifs.
Une attention particulière est accordée aux techniques d’enquête financière et d’enquête financière parallèle. Les participants sont également formés aux investigations portant sur les cryptomonnaies ainsi qu’à l’utilisation de la « Notice argent » d’Interpol, un mécanisme destiné à faciliter la localisation et le suivi des avoirs liés à la criminalité au niveau international.
Pour le commissaire divisionnaire de police Bakary Diakité, chef du BCN d’Interpol-Conakry, cette formation doit contribuer au perfectionnement des compétences des services nationaux, notamment dans la recherche, l’identification et la saisie des avoirs illicites.
Il a également insisté sur l’importance d’adapter les méthodes d’enquête à l’évolution de la criminalité financière, particulièrement avec l’essor des actifs numériques et des nouvelles technologies financières.
De son côté, l’expert formateur Richard Evina Engolo a indiqué que l’atelier vise à permettre aux enquêteurs et aux magistrats guinéens de mieux maîtriser les outils nécessaires au traitement des dossiers de corruption et de criminalité financière. Il a également mis en avant la nécessité de renforcer la connaissance des missions et des instruments d’Interpol.
S’exprimant au nom du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Ahmed Mohamed Oury Diallo, le secrétaire général Moustapha Kobèlé Keïta a salué l’accompagnement de la JICA et la mobilisation des différents acteurs autour de cette initiative.
Il a invité les participants à faire preuve d’assiduité et d’engagement afin de tirer pleinement profit des enseignements dispensés par les experts.
À travers cette formation, les organisateurs ambitionnent de renforcer la coopération entre les différents acteurs de la chaîne pénale guinéenne et de favoriser une réponse mieux coordonnée face à la complexité croissante des flux financiers illicites.
Henriette Mara www.vision224.com

