À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre 2026, le gouvernement guinéen tente de renouer le dialogue avec les organisations syndicales du secteur de l’éducation. Alors que l’intersyndicale hausse le ton et réclame l’application effective de l’accord signé le 3 janvier, une rencontre est annoncée ce jeudi 24 septembre à la Primature.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah doit recevoir, à partir de 10 heures, les leaders des trois blocs syndicaux du secteur éducatif. L’information a été confirmée par Aboubacar Soumah, président d’honneur du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).
Si les sujets précis de la rencontre n’ont pas été détaillés, les échanges devraient principalement porter sur la plateforme revendicative de l’intersyndicale, alors que les enseignants souhaitent obtenir des réponses concrètes avant la rentrée scolaire.
Parmi les principales revendications figure notamment le déblocage des salaires des enseignants dont les rémunérations sont suspendues depuis 2023. Les syndicats demandent également la régularisation de la situation administrative des enseignants recyclés dans les Écoles normales d’instituteurs (ENI) ou à l’université dans le cadre de leur changement de grade.
La question des enseignants contractuels devrait également occuper une place importante dans les discussions. L’intersyndicale réclame l’intégration directe des enseignants contractuels biométrisés, conformément au protocole d’accord, sans l’organisation d’un concours supplémentaire.
Les syndicats demandent aussi le réexamen de la situation des enseignants contractuels non retenus, afin qu’ils puissent être réévalués en situation de classe. Pour les contractuels de Conakry, ils souhaitent la tenue d’un concours de pratique de classe conformément au protocole d’accord, avec une priorité accordée à ces enseignants.
Autre dossier majeur : la signature du statut particulier de l’éducation avant la rentrée scolaire. Selon Aboubacar Soumah, la commission chargée de ce dossier travaille depuis plus de six mois, sans qu’une issue n’ait encore été trouvée.
Cette rencontre intervient donc dans un contexte marqué par de fortes attentes du secteur éducatif. Les discussions entre le chef du gouvernement et les représentants syndicaux pourraient permettre de clarifier les engagements de l’État et de déterminer les mesures à prendre avant le démarrage officiel de l’année scolaire 2026-2027.
Henriette Mara www.vision224.com

