Conakry, 6 octobre 2026 — L’Office central anti-drogue (OCAD) a annoncé, ce mardi 6 octobre, l’interpellation de quatre gérants de boîtes de nuit et de salons de chicha à Conakry, dans le cadre d’opérations visant à lutter contre l’importation, la distribution et la commercialisation de la chicha.
Selon l’OCAD, les opérations menées dans plusieurs quartiers de la capitale ont permis de saisir 1 309 cartons de charbon de chicha, ainsi que 168 accessoires destinés à sa consommation. Des sirops et des comprimés ont également été retrouvés lors des interventions.
Des opérations menées sur instruction du parquet
Ces interpellations interviennent à la suite de la réquisition N°088/PG/CAC/2026 du 21 septembre 2026, prise par le procureur général près la Cour d’appel de Conakry. Cette instruction vise notamment la recherche et la constatation des infractions liées à l’importation, à la distribution et à la commercialisation de la chicha.
Le directeur général de l’OCAD, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Sangaré, a indiqué que les opérations se poursuivront conformément aux dispositions du Code pénal, notamment les articles 812 alinéa 3, 813 et 821.
L’OCAD annonce le renforcement de la répression
Après plusieurs campagnes de sensibilisation menées notamment dans les médias et les lieux de culte, l’OCAD estime que certains établissements continuent de proposer la chicha malgré l’interdiction.
L’Office affirme désormais privilégier une stratégie ciblée, visant notamment les établissements et les personnes impliquées dans le ravitaillement des lieux où la chicha est consommée.
Les autorités mettent également en avant les risques sanitaires associés à la consommation de chicha, notamment les maladies respiratoires et cardiovasculaires ainsi que certains cancers.
Les personnes interpellées contestent leur implication.
Les personnes présentées par l’OCAD contestent toutefois, pour certaines, leur implication directe dans la vente ou la consommation de chicha. L’un des mis en cause affirme notamment être un simple travailleur d’un établissement et ne pas en être le gérant.
L’OCAD assure pour sa part que les opérations vont se poursuivre afin de faire respecter l’interdiction et de lutter contre les réseaux d’approvisionnement des établissements concernés.
Henriette Mara www.vision224.com

