CONAKRY – La deuxième journée de la semaine parlementaire s’est poursuivie ce mardi 6 octobre 2026 au Palais du Peuple, avec un panel consacré au thème « L’évaluation des politiques publiques ». Plusieurs intervenants ont pris part aux échanges autour des effets des décisions publiques sur les populations.
Parmi les participants, le docteur Ousmane Kaba, président du PADES, est intervenu sur les conséquences de l’interdiction des sachets d’eau décidée par le gouvernement.
Selon lui, cette mesure a entraîné une hausse du prix de l’eau et pourrait également conduire certaines populations à se tourner vers des sources d’eau non potables. Une situation qui, d’après son analyse, pourrait présenter des risques pour la santé publique, notamment avec l’apparition de maladies telles que la dysenterie et le choléra.
Ousmane Kaba a également évoqué l’évolution du prix de la bouteille d’eau, affirmant qu’elle serait passée de 25 000 à 40 000 francs, soit une hausse de 15 000 francs, représentant plus de 60 %.« Lorsqu’il y a augmentation des prix, c’est ce qu’on appelle l’inflation », a-t-il déclaré.
À travers cette intervention, le président du PADES a mis en avant la nécessité, selon lui, d’évaluer les conséquences économiques et sociales des politiques publiques, notamment lorsqu’elles touchent directement l’accès des populations aux produits de première nécessité.
Henriette Mara www.vision224.com

