La coopération économique entre la Guinée et la France affiche de nouvelles ambitions. Le ministre guinéen du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, a fait état de plus de 450 millions de dollars d’investissements mobilisés au cours des trois dernières années avec l’appui de Bpifrance. Une dynamique que les autorités guinéennes souhaitent renforcer afin d’attirer davantage d’entreprises françaises et de multiplier les partenariats économiques entre les deux pays.
Au cours des échanges, Ismaël Nabé a dressé le bilan des investissements réalisés ou mobilisés dans le cadre de cette coopération, mettant en avant plusieurs projets publics structurants. « Les trois dernières années, nous avons travaillé pour que la présence des entreprises françaises soit une réalité en Guinée. À date, nous avons à peu près plus de 450 millions de dollars d’investissement à travers Bpifrance », a-t-il déclaré.
Parmi les projets évoqués figurent la construction de quatre hôpitaux régionaux, l’installation d’un radar à vocation civile et militaire, la réalisation de ponts métalliques ainsi que le développement de la télévision numérique terrestre (TNT). Ces initiatives illustrent, selon le ministre, les résultats obtenus grâce au partenariat entre Conakry et Paris.
« C’est un bon résultat, mais nous voulons aller loin », a souligné Ismaël Nabé, affichant ainsi la volonté du gouvernement guinéen d’élargir les perspectives de coopération et de renforcer la participation des entreprises françaises au développement du pays.
Le ministre a également insisté sur les mutations économiques engagées en Guinée, estimant que les dernières années ne se résument pas à une période de transition politique, mais correspondent à une transformation plus profonde. À ce titre, il a présenté le projet Simandou comme un levier de développement dépassant le seul secteur minier.
« Le projet Simandou n’est pas un projet minier, c’est un projet transformateur », a-t-il affirmé, soulignant les ambitions associées à cette initiative en matière de développement économique et de transformation du pays.
La France veut renforcer ses partenariats économiques avec la Guinée
De son côté, le ministre délégué français chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a réaffirmé la volonté de la France d’intensifier ses relations économiques avec la Guinée. Il a notamment plaidé pour une mobilisation accrue des entreprises françaises autour de projets développés en partenariat avec les acteurs économiques guinéens.
« On est très décidé à aller beaucoup plus loin, le président de la République française et on veut aller plus loin. Il faut qu’on entraîne plus d’entreprises françaises pour investir dans des partenariats gagnant-gagnant avec les entreprises de Guinée », a-t-il déclaré.
Pour le responsable français, le renforcement de cette coopération doit s’inscrire dans une vision de long terme, axée sur la création d’opportunités économiques et la préparation de l’avenir des deux pays.
« Ce qui compte, c’est les générations futures, c’est comment on construit l’avenir de nos pays. Je crois qu’on doit le construire cet avenir ensemble avec des partenariats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté.
À travers ces échanges, Conakry et Paris affichent leur volonté de consolider leurs relations économiques en misant sur les investissements, les infrastructures et les partenariats entre entreprises. L’enjeu est désormais de transformer ces ambitions en projets concrets, capables de soutenir le développement économique de la Guinée et de créer des retombées durables pour les populations.
Henriette Mara pour Vision224.com

