Dans un communiqué officiel publié le 10 octobre 2026, la Guinean Community in New York (GUICA-NY), présidée par Mamadou Saliou Diallo, a fermement condamné les actes de violence, d’intimidation et les injures survenus en marge de la participation du président guinéen, Mamadi Doumbouya, à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’organisation appelle les membres de la communauté guinéenne à la retenue, au dialogue et au respect mutuel.
Les tensions enregistrées à New York lors de la visite du chef de l’État guinéen continuent de susciter des réactions au sein de la diaspora. Face à cette situation, la GUICA-NY a décidé de prendre position en rappelant les principes qui fondent son engagement communautaire, notamment le vivre-ensemble, la solidarité et la défense des intérêts des Guinéens établis dans la ville.
Dans son communiqué, l’organisation réaffirme son caractère apolitique et souligne que sa mission consiste avant tout à favoriser la cohésion entre les compatriotes, indépendamment de leurs opinions ou de leurs appartenances politiques.
« Sa seule mission depuis sa création est de rassembler, de protéger notre vivre-ensemble et de défendre les intérêts de chaque Guinéen de New York », précise le document.
La violence rejetée, quelles que soient les divergences politiques
Revenant sur les incidents survenus en marge de la visite présidentielle, la GUICA-NY condamne tout comportement susceptible de porter atteinte à la dignité humaine et à la sécurité des personnes.
« À cet effet, la GUICA-NY condamne fermement toute forme de violence, d’intimidation et d’injures. Aucune divergence politique ne peut justifier des actes qui portent atteinte à la dignité humaine et à la sécurité des personnes », affirme l’organisation.
À travers cette déclaration, la structure communautaire rappelle que les désaccords politiques ne doivent pas conduire à des affrontements entre compatriotes. Elle invite ainsi les Guinéens vivant à New York à faire preuve de responsabilité afin de préserver les liens de fraternité au sein de la diaspora.
La liberté de manifester pacifiquement défendue
Si la GUICA-NY condamne les violences, elle insiste également sur la nécessité de préserver les libertés démocratiques, notamment le droit de manifester pacifiquement et la liberté d’expression.
L’organisation rappelle que ces droits doivent être respectés, y compris lorsque les opinions exprimées sont contraires à celles des autorités guinéennes.
« Nous rappelons également que le droit de manifester pacifiquement est une liberté fondamentale garantie par la Constitution guinéenne et protégée aux États-Unis par le Premier Amendment », souligne le communiqué.
Pour la GUICA-NY, la condamnation des débordements ne doit en aucun cas servir de justification à une restriction injustifiée des libertés fondamentales. L’organisation met ainsi en avant la nécessité de concilier le respect des droits démocratiques avec le rejet de toute forme de violence.
« La liberté d’expression ne justifie pas la violence, et la condamnation des débordements ne doit jamais être un prétexte pour restreindre les libertés démocratiques », martèle-t-elle.
Un appel au dialogue et à la cohésion de la diaspora
Au-delà des incidents survenus en marge de la visite du président guinéen, la GUICA-NY lance un appel à l’apaisement à l’endroit de l’ensemble des Guinéens établis à New York.
L’organisation les exhorte à privilégier le dialogue, la fraternité et le respect mutuel, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Elle entend ainsi préserver la cohésion communautaire dans un contexte marqué par des divergences autour de la situation politique en Guinée.
À travers cette prise de position, la GUICA-NY réaffirme son engagement en faveur du vivre-ensemble et rappelle que les différences d’opinion doivent pouvoir s’exprimer sans violence ni intimidation.
Pour l’organisation communautaire, la préservation de la paix sociale au sein de la diaspora repose sur la responsabilité de chacun, le respect des droits fondamentaux et la volonté de maintenir des relations fraternelles entre compatriotes.
Henriette Mara www.vision224.com

