CONAKRY- Les autorités guinéennes intensifient leurs opérations contre les activités liées aux chicha lounges dans la capitale. Ce lundi 12 octobre 2026, le directeur central de l’Office central anti-drogue (OCAD), le commissaire Abdoulaye Sangaré, a annoncé l’interpellation de 36 personnes, dont 20 filles, à l’issue d’interventions menées dans des boîtes de nuit et des établissements spécialisés dans la chicha à Conakry
Au cours de ces opérations, les forces de sécurité ont saisi 146 pipes à chicha, 20 cartons d’arômes et deux cartons de charbon. Sous la supervision de l’OCAD, le commissariat central de Dixinn a également procédé à une saisie sèche dans le cadre des mesures engagées contre les activités liées à ces établissements.
Parallèlement, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry a instruit les officiers de police judiciaire de renforcer les investigations sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de la chicha, de son importation à sa distribution, en passant par sa commercialisation.
Les enquêteurs sont notamment chargés d’identifier les personnes impliquées, de remonter les circuits d’approvisionnement et de localiser les lieux de stockage et de vente des produits concernés. Ils ont également reçu des instructions fermes pour saisir les produits, les appareils, les accessoires et les documents susceptibles d’être liés à ces activités.
Des saisies importantes enregistrées la semaine dernière
Cette nouvelle opération intervient quelques jours après une précédente intervention de l’OCAD, qui avait annoncé la saisie de 1 309 cartons de charbon destiné à la chicha. Au cours de cette opération, quatre gérants de boîtes de nuit et de chicha lounges avaient été interpellés.
Les agents avaient également mis la main sur 168 accessoires de chicha, du sirop de Théralène, des comprimés de Phénergan, de la bière ainsi que du tramadol.
Selon le commissaire Abdoulaye Sangaré, certains établissements utiliseraient des produits pharmaceutiques, notamment le tramadol et d’autres médicaments, dans des mélanges à base d’arômes, dans le but de fabriquer des substances stupéfiantes.
Les circuits d’approvisionnement dans le viseur des enquêteurs
À travers ces opérations, les autorités entendent renforcer le contrôle des établissements concernés et identifier les éventuels réseaux impliqués dans l’importation, la distribution et la commercialisation des produits utilisés dans les chicha lounges.
Les investigations en cours devront notamment permettre de déterminer les responsabilités des personnes interpellées et d’établir les éventuelles infractions liées aux produits saisis.
Cette intensification des contrôles marque ainsi une nouvelle étape dans la lutte menée par les services de sécurité contre les activités présumées liées aux stupéfiants dans les établissements de loisirs de Conakry.
Henriette Mara pour Vision224.com

