Les femmes députées de la 10ᵉ législature de l’Assemblée nationale de Guinée ont engagé une démarche de concertation en vue de relancer les activités du Caucus des femmes parlementaires. Cette initiative vise à renforcer la solidarité entre les élues, à consolider leur participation aux travaux législatifs et à promouvoir la défense des droits des femmes et des filles dans le pays.
Réunies autour de cette perspective, les femmes parlementaires ont entamé une réflexion collective sur l’organisation, les priorités et les perspectives de cette structure, qui constitue un cadre de dialogue et de collaboration au-delà des appartenances politiques.
La rencontre s’est tenue sous la présidence de l’honorable Hadja Makalé Camara, Première Vice-Présidente de l’Assemblée nationale, avec la participation des deux autres vice-présidentes. À cette occasion, une approche participative a été privilégiée, permettant à chacune des participantes d’exprimer ses préoccupations et de formuler des propositions pour assurer une relance efficace des activités du Caucus.
Dans son compte rendu, l’honorable Dorcas Néma Dione, députée de Macenta, a souligné l’importance de cette concertation pour préparer la reprise des activités et définir les orientations futures de la structure.
« Cette rencontre a été l’occasion pour les femmes parlementaires de se retrouver, d’échanger sur leurs préoccupations et de réfléchir ensemble aux perspectives de relance des activités du Caucus. L’objectif est de mettre en place un cadre dynamique, inclusif et engagé, capable de renforcer la solidarité entre les élues et de favoriser leur contribution aux travaux parlementaires, notamment en matière de défense des droits et des intérêts des femmes et des filles », a-t-elle expliqué.
Au cours de cette réunion, les participantes ont également fait le point sur les activités menées par l’ancien Caucus des femmes parlementaires. Cette démarche rétrospective vise à tirer les enseignements de l’expérience passée, à préserver les acquis et à identifier les améliorations nécessaires pour adapter le fonctionnement de la structure aux exigences de la 10ᵉ législature.
Au-delà d’un simple espace d’échanges entre élues, le Caucus des femmes parlementaires se veut un cadre de dialogue transversal, permettant aux députées de différentes sensibilités politiques de défendre des préoccupations communes. Il doit notamment contribuer à une meilleure prise en compte des questions de genre dans l’élaboration des lois et le suivi de l’action publique.
L’expérience du précédent Caucus du Conseil national de la transition a notamment été marquée par des initiatives en faveur de la parité, du renforcement des capacités des femmes et de leur participation à la vie politique.
En août 2023, un forum consacré aux enjeux de la parité en Guinée avait ainsi réuni des parlementaires, des représentants de la société civile et des acteurs politiques autour de la place des femmes dans les instances de décision.
La promotion du leadership féminin au cœur des priorités .La relance du Caucus de la 10ᵉ législature représente une nouvelle occasion de poursuivre cette dynamique. Parmi les axes envisagés figurent la participation des femmes aux commissions permanentes, la promotion du leadership féminin, l’égalité des chances ainsi que la défense des droits des femmes et des filles.
Pour les députées, l’enjeu est également de disposer d’un cadre structuré favorisant le partage d’expériences, le développement des compétences et la formulation de propositions susceptibles d’enrichir le travail parlementaire.
Cette initiative pourrait ainsi contribuer à renforcer la place des femmes dans les processus de décision et à favoriser une meilleure représentation de leurs préoccupations dans les politiques publiques.
Les prochaines réunions prévues à l’Assemblée nationale devront permettre de préciser les objectifs, les axes d’intervention et le programme d’activités du Caucus. Elles devraient également porter sur les modalités de fonctionnement de la structure et sur la définition des priorités communes que les élues souhaitent défendre au cours de la législature.
À travers cette démarche, les femmes parlementaires entendent renforcer leur coopération et mieux coordonner leurs initiatives au sein de l’institution. La portée de cette relance dépendra désormais de leur capacité à traduire les orientations retenues en actions concrètes, en propositions législatives et en plaidoyers en faveur d’une participation accrue des femmes à la vie publique guinéenne.
Henriette Mara www.vision224.com

