Le verdict dans l’affaire impliquant l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Dr Mohamed Lamine Bangoura, se fait toujours attendre. Initialement attendu ce mercredi 14 octobre 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), le délibéré a été renvoyé au 21 octobre prochain.
Les audiences prévues ce mercredi n’ont finalement pas pu se tenir. Plusieurs dossiers inscrits au rôle ont ainsi été renvoyés à de nouvelles dates, dont celui concernant l’ancien haut responsable de la Cour constitutionnelle et ses co-prévenus.
Des poursuites pour des faits présumés de détournement et de corruption
Placé sous mandat de dépôt depuis le 15 décembre 2022, Mohamed Lamine Bangoura est poursuivi aux côtés d’Amadou Diallo, de Sidiki Sylla et de Rouguiatou Barry. Ces trois derniers, actuellement en fuite, font l’objet de mandats d’arrêt délivrés le 7 novembre 2025.
Les prévenus sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité. La procédure concerne des préjudices présumés causés à l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, ainsi qu’à Me Lancinet Kanko Kourouma.
Au centre de cette affaire figure la gestion de la subvention annuelle accordée à la Cour constitutionnelle, dont le montant est évalué à 20 milliards de francs guinéens. Les faits reprochés aux prévenus portent notamment sur l’utilisation de ces ressources publiques.
Le parquet réclame dix ans de prison ferme
Lors de ses réquisitions, le ministère public avait demandé une peine de dix ans d’emprisonnement ferme contre l’ancien président de la Cour constitutionnelle, assortie d’une amende de 50 milliards de francs guinéens.
Le parquet avait également requis la confiscation de l’ensemble de ses biens au profit de l’État guinéen. Il avait, en outre, sollicité l’intervention de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) afin d’assurer la prise en charge des biens concernés.
L’affichage de la décision à intervenir avait également été demandé par le ministère public.
Un délibéré plusieurs fois attendu
Initialement programmé pour le 27 juillet 2026, le délibéré n’avait pas été rendu à cette date. Son examen, de nouveau inscrit au rôle du mercredi 14 octobre, a finalement été reporté au 21 octobre prochain.
Cette nouvelle échéance est désormais attendue dans une affaire qui porte sur la gestion de fonds publics au sein d’une ancienne institution constitutionnelle du pays.
Le 21 octobre 2026 devrait ainsi marquer une nouvelle étape dans cette procédure judiciaire suivie de près, alors que l’ancien président de la Cour constitutionnelle et ses co-prévenus restent concernés par les poursuites engagées devant la CRIEF.
Saloun Touré www.vision224.com

