Gaoual, 21 octobre 2026 – La préservation durable de la réserve de biosphère du parc national du Badiar était au cœur d’une concertation entre les acteurs institutionnels, présidée le week-end dernier par la directrice de cabinet du gouvernorat de Boké, Hadja Nialen Condé. Cette rencontre visait à renforcer la collaboration entre les différentes parties prenantes pour une gestion participative de cette aire protégée.
L’initiative avait pour objectif de mettre en place des cadres de concertation avec les acteurs institutionnels, tout en informant et en sensibilisant les parties prenantes sur les enjeux liés à la protection de la biodiversité et au développement local.
La rencontre s’est déroulée en présence du préfet de Gaoual, le colonel Manson Sangala Camara, des cadres du département de l’Environnement et du Développement durable, de l’équipe technique du projet de la réserve de biosphère du Badiar ainsi que du directeur régional de l’Environnement et du Développement durable de Boké.
Après les mots de bienvenue du premier vice-maire de la commune urbaine, Mamadou Diallo, la directrice de cabinet du gouvernorat de Boké a souligné l’importance de cette concertation dans la protection de la réserve de biosphère du Badiar et la préservation de l’équilibre des écosystèmes.
Selon elle, cette initiative, engagée depuis 2022, s’inscrit dans la volonté de la Guinée de respecter ses engagements auprès des institutions internationales, notamment celui de consacrer 30 % de son territoire aux aires protégées.
Une protection renforcée des espaces naturels
À cette occasion, Hadja Nialen Condé a lancé un appel aux communautés riveraines pour qu’elles s’impliquent davantage dans la protection des espaces concernés par le projet. Elle a rappelé que l’accès aux sites protégés et leur exploitation sont désormais soumis à une réglementation stricte.
La responsable a également averti que les pratiques d’exploitation anarchique ne seraient plus tolérées, insistant sur la nécessité de respecter les règles établies pour garantir la conservation durable des ressources naturelles.
Au terme des échanges, les participants ont été sensibilisés aux principaux enjeux du projet. Les discussions ont notamment porté sur les règles de gestion applicables en fonction du zonage du parc, les perceptions et les préoccupations des communautés riveraines, ainsi que les possibilités de participation des populations à la gouvernance de cette aire protégée.
Les opportunités offertes aux collectivités locales, le rôle des organes consultatifs et les mécanismes de dialogue et de résolution des plaintes ont également été présentés aux participants.
Selon la délimitation du parc, les communes rurales de Foulamory et de Koumbia, ainsi que la commune urbaine de Gaoual, figurent parmi les collectivités riveraines directement concernées par cette initiative.
Les communautés locales au cœur du projet
Prenant la parole à la clôture de la rencontre, le préfet de Gaoual, le colonel Manson Sangala Camara, a plaidé pour la réalisation d’infrastructures et l’octroi d’autres avantages au profit des communautés locales concernées.
Cette démarche vise à concilier la préservation de la biodiversité avec les besoins de développement des populations riveraines, dont l’adhésion demeure essentielle à la réussite du projet.
À travers cette concertation, les autorités entendent ainsi favoriser une meilleure compréhension des mesures de protection du parc national du Badiar, renforcer le dialogue entre les institutions et les communautés, et promouvoir une gestion durable et participative de ce patrimoine naturel .
Henriette Mara www.vision224.com

