La Guinée poursuit sa transition vers une administration publique plus moderne, transparente et sécurisée. À travers la mise en place d’une infrastructure à clé publique (PKI) et de la signature électronique, les autorités entendent renforcer la fiabilité des actes administratifs et sécuriser les échanges entre les institutions de l’État, les partenaires économiques et les citoyens.
Cette réforme vise notamment à mettre fin à l’utilisation des copies de signatures scannées, en leur substituant un système de certification numérique sécurisé. L’objectif est de garantir l’authenticité des documents administratifs, de renforcer leur crédibilité et de réduire les risques de falsification.
Prenant la parole au cours d’une rencontre consacrée à cette transition, le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Thianguel Bah, a insisté sur l’importance de la sécurité et de la crédibilité dans la gestion des affaires publiques.
« Lorsque nous avons affaire à un président de la République qui met en avant la question de la transparence et la question de la redevabilité et de l’intégrité, il est évident qu’on n’a d’autre choix que de faire des questions de sécurité et de crédibilité des éléments essentiels », a-t-il déclaré.
Le responsable a également insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des décisions présidentielles, notamment celles relatives à la modernisation de l’administration publique.
« Une instruction de Monsieur le président de la République ne peut pas traîner », a-t-il affirmé, appelant ainsi à éviter les lenteurs dans l’application des décrets républicains.
Dans cette dynamique, Souleymane Thianguel Bah a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner les ministères concernés dans le processus de déploiement de ces outils numériques.
« Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation est une institution qui est prête, qui sera toujours aux côtés des ministères qui sont concernés par cette question », a-t-il assuré.
Sur le plan opérationnel, les experts de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), en collaboration avec les agences techniques concernées, sont mobilisés pour assurer le déploiement de l’infrastructure à clé publique et de la signature électronique.
À travers cette initiative, les autorités guinéennes ambitionnent de franchir une nouvelle étape dans la dématérialisation des procédures administratives. La réforme devrait contribuer à simplifier les démarches, à limiter les lenteurs bureaucratiques et à renforcer la confiance dans les documents officiels.
Elle s’inscrit également dans les ambitions du programme Simandou 2040, qui place la modernisation de l’État et la transformation numérique parmi les leviers du développement du pays.
À terme, cette transition numérique devrait permettre à l’administration guinéenne de gagner en efficacité, en accessibilité et en transparence, tout en réduisant progressivement sa dépendance aux procédures papier.
Henriette Mara pour Vision224.com

