CONAKRY – Le ministère de l’Environnement et du Développement durable entend intensifier la lutte contre la pollution plastique en Guinée. Dans cette dynamique, un atelier de formation et de sensibilisation des acteurs clés s’est tenu le lundi 19 octobre 2026 au Centre national de perfectionnement de Donka, à Conakry. La rencontre a réuni des journalistes, des leaders religieux, des représentants de la société civile et des administrateurs de marchés autour des stratégies de lutte contre les plastiques à usage unique.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a souligné l’importance de l’implication des relais d’opinion dans la sensibilisation des populations et le respect des mesures d’interdiction des plastiques à usage unique en vigueur dans le pays.
Pour le ministre, l’accumulation des déchets plastiques dans les quartiers, les marchés, les caniveaux et les cours d’eau constitue un véritable problème environnemental. Au-delà de la dégradation du cadre de vie, cette situation contribue à l’obstruction des canalisations et accentue les risques d’inondation, particulièrement pendant la saison des fortes pluies.
« Notre responsabilité est de faire connaître les dispositions en vigueur et d’en favoriser le respect », a déclaré Fassou Théa, insistant sur la nécessité de privilégier une communication claire, un dialogue permanent avec les acteurs concernés et une meilleure adhésion des citoyens aux mesures prises par les autorités.
Les médias et les leaders religieux en première ligne
Au cours de son intervention, le ministre a mis en avant le rôle stratégique des différentes catégories de participants dans la lutte contre la pollution plastique.
Les professionnels des médias sont notamment appelés à informer les citoyens, à éclairer le débat public et à diffuser des informations fiables sur les conséquences environnementales des plastiques à usage unique. Les leaders religieux, quant à eux, sont invités à intégrer les messages de protection de l’environnement dans leurs prêches afin de toucher un public plus large.
Les organisations de la société civile et les administrateurs de marchés sont également sollicités pour renforcer les échanges avec les populations, les commerçants et les autres acteurs concernés. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des mesures d’interdiction et d’encourager l’adoption de comportements plus respectueux de l’environnement.
Des solutions alternatives pour accompagner le changement
Conscient des difficultés liées à l’abandon des plastiques à usage unique, Fassou Théa a reconnu la nécessité d’accompagner les producteurs, les commerçants et les consommateurs dans cette transition.
Le ministre a ainsi plaidé en faveur de solutions de remplacement accessibles, pratiques et adaptées aux réalités socio-économiques des populations. Il a également encouragé les initiatives locales susceptibles de contribuer à la réduction des déchets plastiques et à la promotion de pratiques plus durables.
Pour les autorités environnementales, la réussite de cette politique ne repose pas uniquement sur les mesures d’interdiction. Elle nécessite également un travail continu d’information, de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs économiques et des citoyens.
Vers une mobilisation nationale renforcée
À travers cet atelier, le ministère de l’Environnement et du Développement durable souhaite favoriser l’élaboration de messages de sensibilisation adaptés aux différents publics, mais aussi promouvoir des actions concrètes assorties de mécanismes de suivi.
Avant de déclarer ouverts les travaux, Fassou Théa a appelé à une meilleure coordination entre les participants, les collectivités locales et les services compétents. Cette synergie devrait permettre d’élargir la mobilisation au-delà de Conakry et de renforcer la lutte contre la pollution plastique sur l’ensemble du territoire national.
L’enjeu est désormais de traduire les recommandations de l’atelier en actions durables sur le terrain, afin de réduire progressivement la présence des plastiques dans l’environnement et de préserver le cadre de vie des populations guinéennes.
Henriette Mara www.vision224.com

