Labé, 20 octobre 2026 – Le tribunal correctionnel de Labé a rendu, mardi 20 octobre 2026, son verdict dans une affaire impliquant plusieurs prévenus poursuivis pour consommation de chicha dans des locaux à usage collectif, recel, détention de substances psychotropes et manquements aux obligations liées à l’interdiction de fumer dans les établissements recevant du public.
À l’issue du délibéré, huit prévenus ont été relaxés, tandis que plusieurs autres ont été condamnés à des peines allant de dix jours à un mois d’emprisonnement, assorties d’amendes de 500 000 francs guinéens. Les sanctions varient selon les infractions retenues contre chacun des mis en cause.
Huit prévenus relaxés
Dans sa décision, le tribunal a déclaré non coupables Aïssatou Diallo, Ousmane Diallo, Mamadou Tano Sow, Ahmadou Gadjiko, Mamadou Alpha Diallo, Ibrahima Khalil Barry, Algassimou Barry et Daouda Baldé.
Poursuivis pour recel et consommation de chicha dans des locaux à usage collectif, ils ont été renvoyés des fins de la poursuite, les infractions qui leur étaient reprochées n’ayant pas été établies.
En revanche, Mamadou Mountaga Diallo, Ahmadou Dian Barry, Mamadou Aliou Diawara, Mamadou Founé Camara et Mamadou Habib Diallo ont été reconnus coupables de consommation de chicha dans des locaux à usage collectif, mais relaxés du chef de recel.
Chacun d’eux a écopé de dix jours d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 francs guinéens.
Des sanctions pour les responsables d’établissements
Le tribunal s’est également prononcé sur la responsabilité d’Albert Haba et de Mamadou Adama Diallo, reconnus coupables de non-affichage de l’avis d’interdiction de fumer dans les locaux à usage collectif et de non-aménagement d’une zone réservée aux fumeurs dans leurs établissements.
Pour ces manquements, chacun a été condamné à un mois d’emprisonnement et à une amende de 500 000 francs guinéens. Les peines d’emprisonnement ont toutefois été assorties du sursis.
Un mois de prison ferme pour détention de substances psychotropes
La sanction la plus lourde a été prononcée contre Mamadou Mahfouz Diallo. Reconnu coupable de consommation de chicha dans des locaux à usage collectif et de détention de substances psychotropes, désignées dans la décision comme du « shit », il a été condamné à un mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 francs guinéens.
Le tribunal a par ailleurs ordonné la confiscation et la destruction des scellés numéros 115, 116 et 118, déposés au greffe les 12 et 13 octobre 2026. Les frais de justice ont également été mis à la charge des condamnés.
Une décision fondée sur la législation antitabac
La décision a été rendue publiquement, contradictoirement et en premier ressort. Pour statuer sur cette affaire, le tribunal s’est notamment appuyé sur la loi L/2012/039/CNT du 15 novembre 2012 relative à la commercialisation, à la consommation, à la publicité et au parrainage du tabac et de ses produits dérivés, ainsi que sur les dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale.
À travers ce verdict, la juridiction correctionnelle de Labé a distingué les responsabilités des différents prévenus, en prononçant des relaxes pour certains et des sanctions pénales pour ceux dont les infractions ont été retenues.
Henriette Mara www.vision224.com

