La cherté de la vie continue de peser sur le quotidien des ménages guinéens. Dans les marchés de Conakry, notamment celui de Lambanyi, les prix de plusieurs denrées alimentaires restent élevés, compliquant davantage le quotidien des consommateurs. Parmi les produits concernés, le poisson figure en bonne place, suscitant des inquiétudes aussi bien chez les commerçantes que chez les ménages.
Au marché de Lambanyi, les vendeuses évoquent une hausse des prix auprès de leurs fournisseurs, une situation qui les oblige à revoir leurs tarifs à la hausse afin de préserver leurs marges bénéficiaires.
« Vous savez pourquoi le prix du poisson est devenu cher ? Là où nous nous approvisionnons, les prix sont déjà élevés. Lorsque nous achetons cher, nous sommes obligées de revendre également cher pour avoir notre bénéfice. Sinon, nous risquons de perdre notre argent. C’est pourquoi le poisson coûte actuellement cher sur le marché », explique Mariame Ciré Camara.
Au-delà du poisson, le prix de l’oignon constitue également une préoccupation pour de nombreux consommateurs. Toutefois, certaines commerçantes reconnaissent les efforts entrepris par les autorités pour rendre cette denrée plus accessible et souhaitent que cette dynamique se poursuive.
C’est notamment le cas de Fatoumata Camara, vendeuse au marché de Lambanyi, qui salue les dispositions prises par le gouvernement tout en appelant à davantage de mesures en faveur du pouvoir d’achat des populations.
« Ces derniers jours, le gouvernement nous a aidées concernant le prix de l’oignon. Nous lui demandons encore de poursuivre ses efforts afin que le prix continue de baisser sur le marché. Une personne qui vient avec 30 000 francs guinéens ne peut pas dépenser 10 000 francs uniquement pour acheter de l’oignon, puis payer le charbon et le poisson. Comment pourra-t-elle acheter les autres condiments ? Nous demandons toujours de l’aide, s’il vous plaît », lance-t-elle.
Entre la hausse du prix du poisson et les dépenses consacrées aux autres produits de première nécessité, les ménages se retrouvent confrontés à un budget de plus en plus difficile à équilibrer. Pour les commerçantes, une meilleure maîtrise des prix passe notamment par la réduction des coûts d’approvisionnement.
Au marché de Lambanyi, les vendeuses invitent ainsi les autorités à poursuivre les efforts engagés afin de faciliter l’accès aux denrées alimentaires. Une situation qui relance le débat sur le coût de la vie et la préservation du pouvoir. d’achat des populations guinéennes.
Henriette Mara www.vision224.com

