Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la volonté de la Fédération de Russie de renforcer sa coopération avec les pays africains dans les domaines des technologies modernes, de l’intelligence artificielle et des médias. Il s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre avec des rédacteurs en chef de médias africains, organisée en marge du troisième sommet Russie-Afrique.
« Nous sommes favorables au développement de la coopération et à l’échange d’expériences dans l’utilisation des technologies modernes, notamment l’intelligence artificielle et d’autres technologies de l’information et de la communication », a déclaré le chef de la diplomatie russe.
Sergueï Lavrov a rappelé que la coopération médiatique figure déjà dans le plan d’action conjoint adopté lors du deuxième sommet Russie-Afrique, organisé il y a trois ans à Saint-Pétersbourg. Cette orientation devrait également être reconduite dans le nouveau plan d’action pour la période 2027-2029, qui sera examiné et adopté à l’occasion du troisième sommet prévu à Moscou.
Le ministre russe a toutefois attiré l’attention sur les risques liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, notamment dans la production et la diffusion de fausses informations. Il a qualifié cette technologie d’« arme à double tranchant », soulignant la nécessité d’en faire un usage responsable.
Pour Sergueï Lavrov, les technologies de l’information et de la communication, associées aux progrès rapides de la science, constituent désormais l’une des principales tendances du développement mondial. Dans cette dynamique, la Russie se dit prête à accompagner ses partenaires africains dans la création de nouvelles industries, le transfert de compétences, la maîtrise des technologies et la formation des ressources humaines.
Abordant la question de la représentation de l’Afrique dans l’actualité internationale, le chef de la diplomatie russe a également insisté sur la nécessité de défendre une place équitable pour les médias africains dans l’espace médiatique mondial. Selon lui, cet objectif nécessite des efforts à plusieurs niveaux, aussi bien individuels qu’au sein des entreprises médiatiques et dans le cadre des relations entre États.
Il a, par ailleurs, estimé que la présence des médias russes sur le continent africain pouvait contribuer à diversifier les sources d’information et à équilibrer les analyses de l’actualité internationale. À ce sujet, il a indiqué que les médias russes sont actuellement présents dans 44 pays africains.
Le Forum des médias Russie-Afrique se déroule à Moscou du 26 au 29 octobre 2026. Il réunit des représentants de plusieurs grands médias russes et africains autour de questions liées à l’évolution du paysage médiatique international.
Les échanges portent notamment sur le rôle des pays du Sud global dans l’espace médiatique, les perspectives de développement des ressources médiatiques dans la lutte contre la désinformation, ainsi que la décolonisation des contenus médiatiques. L’agence TASS assure le partenariat d’information de cette rencontre.
Abdoulaye Cissé www.vision224.com

