L’installation de radios relais sans autorisation régulière prend de l’ampleur dans la préfecture de Siguiri, suscitant des préoccupations au sein des professionnels des médias. Ce phénomène, qui accompagne notamment l’essor de l’exploitation aurifère dans la localité, soulève des questions sur le respect de la réglementation en vigueur dans le secteur de la communication.
Cette situation intervient alors que la Haute Autorité de la Communication (HAC) mène une campagne de sensibilisation à l’intérieur du pays, afin de rappeler les conditions légales de création et d’exploitation des organes de presse.
Selon un technicien d’une radio locale, certains promoteurs utiliseraient des autorisations ou des fréquences initialement obtenues pour des stations installées à Conakry ou à Kankan afin de mettre en place d’autres radios à Siguiri.
« Quand un promoteur ouvre une radio à Conakry ou à Kankan, il se sert du même agrément pour en implanter une autre à Siguiri, c’est une fraude », a-t-il dénoncé.
D’après cette source, sur les 14 radios recensées dans la préfecture, seules deux, en plus de la Radio rurale, seraient régulièrement implantées.
Au-delà des questions administratives, les professionnels des médias s’inquiètent également de la gestion de certaines stations par des personnes ne disposant pas de qualifications professionnelles dans le domaine de la communication.
Ils estiment que cette situation pourrait contribuer à la diffusion de contenus inappropriés et à l’exacerbation des tensions intercommunautaires dans la préfecture.
Face à ces préoccupations, le respect des textes réglementaires encadrant le paysage médiatique apparaît comme un enjeu majeur pour garantir un environnement de communication professionnel et responsable à Siguiri.
Henriette Mara pour www.vision224.com

