Suite à une descente sur le terrain à Dubréka, le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright, a tenu un discours ferme contre les présumées malversations foncières impliquant plusieurs responsables administratifs.
Selon lui, les occupations de domaines maritimes, de zones agricoles et d’espaces publics n’auraient jamais pu se faire sans la complicité de certains agents de l’administration. Il a dénoncé un système où des autorisations auraient été délivrées en contrepartie d’avantages personnels, au détriment des intérêts de l’État.
« On cherche juste des documents pour dire que l’environnement a donné son accord, parce qu’ils ont reçu leur part. Et puis, on finit le lotissement. Comme d’habitude, il faut se partager le gâteau. On est où, la part de l’État ? Chacun se partage. Je vous assure que tous ceux qui ont pris au nom de l’État vont retourner ce qu’ils ont pris », a déclaré Charles Wright.
Le procureur spécial affirme que les enquêtes menées par la CRIEF ont déjà permis de réunir plusieurs éléments mettant en cause des responsables administratifs dans la gestion du foncier à Dubréka. Il a notamment visé les directeurs préfectoraux, estimant que les différents lotissements réalisés ont donné lieu à des pratiques irrégulières.
« Tous les directeurs préfectoraux qui sont là ont eu des coups de poing. Tous les lotissements qui ont été faits, il y a eu la part de l’État. J’ai reçu les rapports. Je vous donnerai une semaine pour que chacun vienne dire tout ce qu’il a pris. Je vous donnerai juste une semaine pour venir avec tout ce que vous avez pris », a-t-il averti.
Tout en précisant que son objectif n’est pas d’incarcérer systématiquement les personnes concernées, Charles Wright a insisté sur la nécessité de restituer les biens publics acquis de manière irrégulière. Il a assuré que les auteurs présumés de ces pratiques disposent d’un délai d’une semaine pour se présenter et restituer ce qui aurait été indûment perçu, avant d’éventuelles poursuites judiciaires.
Henriette Mara www.vision224.com

