CONAKRY – La lutte contre la corruption se poursuit en Guinée. La Cour de répression des infractions économiques et financières( Crief), intensifie ses actions contre les anciens gestionnaires des collectivités et de l’administration publique soupçonnés de malversations.
Après les poursuites et condamnations de plusieurs anciens ministres, directeurs généraux et hauts responsables de l’État, la juridiction spécialisée élargit désormais son champ d’action aux anciens présidents des délégations spéciales mises en place durant la transition.
À la suite des procédures engagées contre Badra Koné, ancien président de la délégation spéciale de Matam, ainsi que contre l’ancien président de la commune urbaine de Djécké, dans la préfecture de Yomou, c’est désormais Ahmed Sékou Traoré, ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, qui est appelé à répondre devant la justice.
Selon les informations disponibles, Ahmed Sékou Traoré est poursuivi par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État près la CRIEF, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
L’ancien responsable communal devait comparaître le lundi 22 juin 2026 devant la Chambre de jugement de la CRIEF aux côtés d’un coaccusé, Mohamed Camara. Toutefois, l’ouverture du procès n’a finalement pas eu lieu, sans qu’aucune information officielle ne soit communiquée sur les raisons de ce report.
Cette nouvelle procédure judiciaire s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la lutte contre les infractions économiques et financières engagée par les autorités guinéennes. La CRIEF continue ainsi d’examiner plusieurs dossiers impliquant d’anciens responsables publics, dans le cadre de la politique de reddition des comptes et de gouvernance engagée depuis la transition.
Saloun Touré www.vision224.com

