Le quartier de Démoudoula a vécu une journée dramatique ce vendredi après l’effondrement d’un immeuble en construction de neuf étages (R+9). Le sinistre, survenu en pleine activité sur le chantier, a provoqué la mort de trois personnes et fait plusieurs blessés graves, selon un bilan provisoire communiqué par les services de secours.
D’après des témoins, un violent bruit, comparable à une explosion, a retenti avant que l’immeuble ne s’effondre sur lui-même dans un immense nuage de poussière, ensevelissant plusieurs ouvriers et riverains sous les décombres.
« Tout a tremblé, puis le bâtiment est tombé comme un château de cartes », raconte un habitant encore sous le choc, décrivant une scène de panique qui a semé l’effroi dans tout le quartier.
Immédiatement après le drame, les équipes de secours, appuyées par des volontaires et des engins de chantier, se sont mobilisées pour rechercher d’éventuels survivants. Les opérations de sauvetage se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles, tandis que les familles des victimes attendent avec angoisse des nouvelles de leurs proches.
Au-delà du bilan humain, cette tragédie relance le débat sur le respect des normes de construction dans la capitale. De nombreux habitants s’interrogent sur les conditions dans lesquelles un immeuble d’une telle hauteur a été autorisé à être construit, ainsi que sur le contrôle exercé par les services compétents.
Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités ont annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’effondrement et d’établir les éventuelles responsabilités.
Alors que les recherches se poursuivent sous les gravats, Démoudoula reste plongé dans la douleur. Ce nouvel accident remet une fois de plus en lumière les défis liés au contrôle des chantiers de construction et à la sécurité des bâtiments en Guinée.
Henriette Mara www.vision224.com

