Le débat autour du recrutement de plus de 8 000 enseignants continue de susciter des réactions au sein du mouvement syndical guinéen. Pour Aboubacar Soumah, ancien secrétaire général du SLECG, les organisations syndicales doivent se mobiliser pour défendre les droits des travailleurs du secteur de l’éducation et veiller au respect des engagements pris dans le protocole d’accord.
Lors d’un point de presse, le syndicaliste a insisté sur l’importance de la situation actuelle, qu’il considère comme un enjeu majeur pour le système éducatif et les droits des travailleurs.
« L’appel d’aujourd’hui est un point d’honneur, parce qu’il s’agit du système éducatif et de nos droits qui sont en passe d’être violés. Nous ne pouvons pas baisser les bras face à cette situation », a-t-il déclaré.
Selon Aboubacar Soumah, le mouvement syndical ne peut rester sans réaction face aux modalités annoncées pour le recrutement de plus de 8 000 enseignants. Il estime que certaines dispositions envisagées ne seraient pas conformes aux engagements contenus dans le protocole d’accord signé par les parties.
« Nous avons tenu à organiser ce point de presse afin d’exprimer notre position face à cette violation, qui est aujourd’hui de nature à compromettre la mise en œuvre du protocole d’accord signé par le ministre Bourouno lui-même, en sa qualité de signataire », a-t-il indiqué.
Pour le syndicaliste, toute procédure de recrutement qui ne respecterait pas les dispositions prévues dans le protocole constitue un motif pour les organisations syndicales de se réunir et de prendre position.
« Si une telle annonce est faite concernant un recrutement qui ne respecte pas les dispositions indiquées dans notre protocole d’accord, il est de notre droit de nous réunir aujourd’hui pour répondre à cette situation », a ajouté Aboubacar Soumah.
L’ancien secrétaire général du SLECG précise par ailleurs que cette prise de position découle des discussions engagées au sein des différentes organisations syndicales du secteur de l’éducation.
« Nous allons exprimer les sentiments que nous avons déjà dégagés au niveau des assemblées générales tenues par les différentes organisations syndicales », a-t-il conclu.
Cette sortie intervient alors que les modalités du recrutement des enseignants constituent un sujet de préoccupation pour les organisations syndicales, qui réclament le respect des engagements pris dans le cadre du protocole d’accord.
Henriette Mara www.vision224.com

