La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djami Diallo, a appelé à une implication accrue de l’Afrique dans la conception et le développement de l’intelligence artificielle (IA), estimant que le continent ne doit plus se limiter à l’acquisition et à l’utilisation de solutions technologiques venues d’ailleurs.
Intervenant lors d’un panel ministériel organisé dans le cadre du Digital Cooperation Day 2026, aux Nations Unies à New York, la ministre a défendu une vision faisant de l’IA un outil au service du développement économique et de l’amélioration des services publics.
« L’Afrique ne doit plus seulement consommer l’IA. Elle doit aussi en devenir créatrice. C’est l’ambition que nous portons pour la Guinée », a-t-elle déclaré.
Selon la ministre, Djami Diallo, cette ambition passe notamment par la formation des compétences, le développement de la recherche et la définition de priorités nationales adaptées aux réalités du pays.
Elle a rappelé qu’en prélude à cette rencontre, elle avait reçu à Conakry les équipes de la Cité des sciences et de l’innovation, accompagnées du Bureau des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes. Cette séance de travail avait, selon elle, permis de poser les bases de la contribution guinéenne autour d’une conviction : l’intelligence artificielle doit reposer sur des talents qualifiés, une recherche orientée vers les besoins du pays et des priorités clairement définies.
Pour la Guinée, cette stratégie devrait notamment concerner des secteurs jugés prioritaires, parmi lesquels l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures.
La ministre estime également que cette orientation s’inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, qui entend promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement et favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités nationales.
Djami Diallo insiste par ailleurs sur la nécessité de renforcer les institutions et de soutenir un écosystème national capable d’accompagner la recherche, l’innovation et la création technologique.
« Notre ambition est claire : plus d’opportunités pour notre jeunesse, de meilleurs services et une création de valeur locale réelle », a-t-elle affirmé.
À travers cette vision, le gouvernement entend ainsi positionner l’intelligence artificielle non seulement comme un outil technologique, mais aussi comme un secteur susceptible de contribuer à la formation des jeunes, à l’innovation et à la transformation de l’économie guinéenne.
Henriette Mara www.vision224.com

