Une vidéo montrant un policier en civil en train d’interpeller un adolescent dans un cours d’eau à Belfort, en France, a provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux. L’affaire a notamment fait réagir le député de La France insoumise (LFI), Antoine Léaument, qui dénonce des méthodes d’intervention qu’il 7 contraires aux règles du maintien de l’ordre.
Dans un message publié vendredi sur les réseaux sociaux et adressé directement au ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, le parlementaire de l’Essonne a vivement interpellé le gouvernement.
« Allo @NunezLaurent !!! Appelez au calme les hommes qui sont sous votre responsabilité. Cette intervention ne répond à aucune des règles du maintien de l’ordre. Aucune », a-t-il écrit.
Les images, diffusées notamment par le compte AlertesInfos, montrent le commandant de police, également chef du renseignement territorial de Belfort, aux prises avec un jeune homme dans un ruisseau peu profond, à proximité du lycée Gustave-Courbet. Sur la séquence, le policier semble maintenir la tête de l’adolescent sous l’eau, suscitant de nombreuses réactions et des accusations de tentative de noyade de la part d’internautes et de plusieurs élus.
Cependant, le procureur de la République de Belfort, Paul-Édouard Lallois, a fermement contesté cette interprétation des images. Selon ses explications, le policier, seul et en civil, tentait d’interpeller un adolescent soupçonné d’avoir voulu provoquer un incendie. Les deux hommes auraient glissé avant de tomber dans le cours d’eau.
L’affaire a pris une tournure encore plus violente quelques minutes après cette intervention. Le fonctionnaire de police a été agressé par un groupe de jeunes individus masqués, qui l’ont violemment frappé jusqu’à lui faire perdre connaissance. Le jeune interpellé aurait profité de cette agression pour prendre la fuite, alors qu’il était encore menotté à une seule main.
Face à la gravité des faits, une enquête pour tentative d’homicide volontaire sur une personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte. Un lycéen âgé de 17 ans a été placé en garde à vue dans le cadre de cette procédure.
Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des mouvements de blocus de lycées et des affrontements impliquant des jeunes et les forces de l’ordre. La diffusion de ces images relance ainsi le débat sur les méthodes d’intervention policières, la proportionnalité de la force employée et les violences commises contre les agents.
Entre les accusations portées contre le policier et l’agression dont celui-ci a été victime, l’affaire de Belfort soulève de nouvelles interrogations sur le déroulement des opérations de maintien de l’ordre et les responsabilités des différents protagonistes.
Henriette Mara www.vision224.com

