Beyla, 29 octobre 2026 – Dans le cadre de ses initiatives en faveur de la préservation de la biodiversité végétale, le projet Simandou a mis en place une pépinière au camp Kanga, dans la préfecture de Beyla. Ce centre de conservation et d’expérimentation est consacré à la multiplication et à la sauvegarde des espèces végétales indigènes, dont certaines sont rares et présentent un intérêt écologique et socio-économique majeur.
La découverte de cette installation a eu lieu à l’occasion de l’immersion des professionnels des médias sur le site de Rio Tinto SimFer, à Beyla. Une initiative organisée dans une démarche visant à « comprendre pour mieux informer ».
Placée sous la responsabilité d’une équipe spécialisée en environnement, la pépinière concentre ses activités sur les espèces végétales natives de la zone de Simandou. Certaines d’entre elles sont menacées par la disparition progressive de leurs habitats naturels.
Selon Dr Denise Maloumou, responsable de la pépinière Nursery, l’objectif principal est de mieux maîtriser les techniques de multiplication de ces espèces rares, tout en valorisant leurs différentes fonctions au sein des communautés locales.
« Nous n’avons que des espèces natives, des espèces indigènes à la pépinière. Notre objectif est de chercher à comprendre comment multiplier ces espèces, parce que ce sont vraiment des espèces rares. La plupart ont une importance socio-économique et sont utilisées par les communautés comme plantes médicinales, alimentaires ou encore dans la construction. D’autres ont une importance écologique. Il y a même certaines espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs qu’ici à Simandou », a-t-elle expliqué.
La responsable a également précisé que l’absence de plants dans la pépinière au moment de la visite s’explique par la fin des opérations de transplantation. Pour l’année en cours, le centre a réussi à produire 8 000 plants issus de 27 espèces végétales différentes.
« Cette année, vous avez trouvé que la pépinière est vide parce qu’on a fini de faire la transplantation. Nous avons produit 8 000 plants provenant de 27 espèces végétales. Nous avons donné la priorité aux espèces de conservation, parce qu’on commençait à perdre l’habitat de certaines espèces uniques dans la zone et que nous n’avons pas la possibilité de les trouver ailleurs », a indiqué Dr Denise Maloumou.
Cette production constitue une étape importante dans les efforts de sauvegarde du patrimoine végétal local. La priorité accordée aux espèces de conservation vise notamment à prévenir leur disparition, dans un contexte marqué par la fragilisation de certains habitats naturels.
À travers cette initiative, le projet Simandou entend contribuer à la préservation de la biodiversité de la zone, tout en renforçant les connaissances scientifiques sur les méthodes de multiplication des espèces rares et leur potentiel d’utilisation au bénéfice des communautés riveraines.
Mariame Mara www.vision224.com

