Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a fixé une échéance ferme au 31 décembre 2026 pour la mise en œuvre effective de la réforme du Budget-programme. L’objectif affiché est de permettre une bascule complète vers ce nouveau mode de gestion budgétaire à compter du 1er janvier 2027.
Le chef du gouvernement s’est exprimé jeudi 24 septembre, à l’occasion d’une journée d’échanges organisée au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement et responsables de l’administration autour des enjeux liés à la finalisation des programmes sectoriels et à leur mise en cohérence avant leur validation définitive.
Pour la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, cette transition constitue bien plus qu’une simple formalité administrative. Le Budget-programme doit servir d’« instrument stratégique » permettant de traduire les priorités du gouvernement en actions concrètes et mesurables.
Cette réforme s’inscrit notamment dans la dynamique de développement portée par les autorités de la Transition, avec en toile de fond le programme national « Simandou 2040 ». Elle vise à harmoniser les outils de gestion de l’État afin d’améliorer la préparation, l’exécution et le suivi de la dépense publique.
L’accent est désormais mis sur trois exigences majeures : la rigueur dans l’utilisation des ressources, l’efficacité de la dépense et l’obligation de résultats.
Prenant la parole, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur la nécessité d’un changement profond dans les pratiques administratives. « À partir de maintenant, les chefs de département devront se comporter autrement », a-t-il déclaré, appelant les ministres à ne plus se limiter à la gestion des moyens financiers, mais à s’intéresser davantage à l’impact concret des politiques publiques.
Pour le chef du gouvernement, la réforme implique ainsi une véritable « reconversion de la démarche intellectuelle » des responsables publics. Ce changement de méthode doit concerner l’ensemble de la chaîne administrative, des cabinets ministériels aux structures techniques chargées de la mise en œuvre des politiques publiques.
Au-delà des aspects techniques et comptables, le passage au Budget-programme apparaît donc comme une transformation des méthodes de travail et de pilotage de l’État. Le gouvernement dispose désormais d’un calendrier précis : finaliser les différents programmes avant le 31 décembre 2026 afin d’engager, dès le 1er janvier 2027, une nouvelle étape dans la gestion des finances publiques en Guinée.
Le compte à rebours est ainsi lancé pour l’administration guinéenne, avec l’ambition affichée de mieux rationaliser les ressources publiques et d’améliorer l’efficacité de l’action de l’État au bénéfice des populations.
Henriette Mara pour www.vision224.com

