CONAKRY – À la suite du drame survenu dans la nuit du mardi 11 août 2026, qui a fait quatre morts et de nombreux blessés dans la capitale guinéenne, le gouvernement a annoncé des mesures destinées à prévenir de nouvelles catastrophes dans les zones jugées dangereuses.
En déplacement sur les lieux du sinistre, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mme Camara Djenabou Touré, a indiqué qu’une décision gouvernementale sera prise pour évacuer les populations installées dans les secteurs identifiés comme présentant un risque élevé.
« Une décision gouvernementale interviendra afin de procéder à l’évacuation des populations installées dans les zones identifiées comme dangereuses, dans le respect des dispositions qui seront arrêtées par les autorités compétentes », a-t-elle déclaré.La ministre a insisté sur la responsabilité des élus locaux et des autorités administratives dans la prévention des risques. Selon elle, ces acteurs doivent accompagner les services techniques dans les enquêtes et les investigations, mais aussi renforcer la sensibilisation des habitants lorsque des menaces sont signalées dans leurs localités.
« Le rôle des élus locaux et des autorités administratives consiste non seulement à appuyer les services techniques dans les enquêtes et les investigations, mais également à sensibiliser les populations lorsqu’un risque est signalé dans leur localité, afin qu’elles prennent conscience du danger et procèdent, si nécessaire, à leur évacuation », a-t-elle souligné.
Mme Camara Djenabou Touré a rappelé que les autorités avaient déjà été alertées de la situation et que des campagnes de sensibilisation avaient été menées avant le drame. Elle a toutefois regretté que certaines personnes hésitent à quitter les zones exposées, souvent en raison de difficultés liées au relogement ou au manque de solutions immédiates.« Les autorités avaient été informées de la situation et des actions de sensibilisation avaient été menées. Malheureusement, il arrive que certaines personnes se demandent où aller et quoi faire, alors que la préservation de la vie doit rester notre priorité. Nous devons tous œuvrer à protéger nos vies », a-t-elle déclaré.
La ministre a également annoncé la poursuite des campagnes de sensibilisation auprès des populations vivant dans les zones à risque. Elle a précisé que des études ont été réalisées avec les différents services techniques compétents et que leurs conclusions sont désormais disponibles pour orienter les décisions des autorités.
À travers cette annonce, le gouvernement entend renforcer la prévention des catastrophes et mettre la protection des vies humaines au cœur de son action, dans un contexte où plusieurs quartiers de Conakry demeurent exposés aux risques d’éboulements, d’inondations et d’autres phénomènes liés à l’urbanisation et aux conditions climatiques.
Henriette Mara www.vision224.com

