À l’ouverture de la première Semaine annuelle des Nations Unies consacrée à la consolidation de la paix, ce mercredi 8 juillet 2026, le Premier ministre Bah Oury a exhorté les nouveaux élus locaux à faire de la bonne gouvernance un véritable levier de stabilité, de développement et de cohésion sociale en Guinée.
S’adressant aux exécutifs communaux récemment installés, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de rompre avec les mauvaises pratiques du passé afin de renforcer durablement les institutions républicaines et de préserver les acquis de la transition.
Dans son intervention, Bah Oury est revenu sur le tournant politique intervenu le 5 septembre 2021, qu’il considère comme le point de départ d’une nouvelle dynamique pour le pays.
« La détermination a été forte pour changer totalement de paradigme. Cela a permis d’accélérer les processus qui avaient déjà été tentés par le passé, qu’il s’agisse de la réconciliation nationale, de la réforme du secteur des forces de défense et de sécurité, de l’engagement public en faveur de l’équité et de la promotion du droit, ou encore de la lutte contre l’impunité. Ces orientations ont été essentiellement des faits politiques portés par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya. Cela a également permis de réconcilier la société avec beaucoup d’acteurs étatiques », a déclaré le Premier ministre.
Selon lui, la Guinée a désormais franchi une étape importante de son évolution politique grâce à l’implication de l’ensemble des acteurs nationaux.
« Cette étape est franchie avec l’implication de tous. La gestion du processus électoral, avec le référendum, la présidentielle et les différentes élections qui se sont déroulées dans la paix, le calme et la cohésion, montre que la Guinée a franchi un cap qualitatif majeur. C’est l’occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui ont été les acteurs de cette dynamique positive pour la République de Guinée », a-t-il souligné.
Toutefois, Bah Oury a estimé que la mise en place des institutions ne constitue qu’une première étape. Pour lui, le véritable enjeu réside désormais dans leur fonctionnement et leur capacité à répondre aux attentes des citoyens.
« Après avoir posé les fondations nécessaires, il faut donner un contenu positif à nos institutions. Ce n’est pas parce que nous avons l’architecture institutionnelle que nous sommes nécessairement vaccinés contre un retour en arrière. Nous voyons bien ce qui se passe un peu partout à travers le monde. Un travail encore plus approfondi et exigeant est nécessaire », a-t-il averti.
Le chef du gouvernement a enfin lancé un appel appuyé aux nouveaux conseils communaux, les invitant à placer l’intérêt général au cœur de leur action.
« Nous avons des conseils communaux qui viennent d’être élus, mais sauront-ils, avec détermination et un engagement total, servir la cause publique ? C’est un véritable défi, car il faut veiller à ce que les réflexes du passé ne reviennent pas. Il faut gérer les collectivités au service des citoyens, non pas pour se servir, mais pour servir. C’est à cette condition que la consolidation de la paix sera effective dans la durée », a martelé Bah Oury.
À travers cette intervention, le Premier ministre a rappelé que la consolidation de la paix repose autant sur des institutions solides que sur une gouvernance responsable, transparente et orientée vers le service des citoyens, particulièrement au niveau des collectivités locales.
Henriette Mara www.vision224.com

