CONAKRY – Le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), a officialisé une nouvelle classification des communes du pays en trois catégories : Type A, Type B et Type C. Cette réforme vise à mieux adapter les politiques publiques aux réalités territoriales et à optimiser la répartition des ressources entre les collectivités locales.
Instaurée par un arrêté de la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, cette nouvelle classification repose sur une grille d’évaluation de 100 points, articulée autour de huit critères cumulatifs. Elle prend notamment en compte la démographie, les ressources financières, les équipements collectifs, le poids économique ainsi que l’accessibilité des différentes communes.
La catégorie Type A concerne les collectivités présentant un niveau élevé de complexité administrative et des besoins importants. Elle regroupe notamment les communes comptant au moins 60 000 habitants, les chefs-lieux de région ou de préfecture, les zones urbaines exerçant une forte centralité, ainsi que celles disposant d’importantes infrastructures et d’une forte capacité de mobilisation des ressources locales.
La catégorie Type B rassemble les communes dont la population est comprise entre 20 000 et 59 999 habitants. Ces collectivités disposent généralement d’un niveau intermédiaire d’équipements collectifs et jouent un rôle actif dans le développement économique local. Elles bénéficieront d’un accompagnement destiné à faciliter leur progression vers les standards de performance du Type A.
Quant au Type C, il concerne les communes de moins de 20 000 habitants. Cette catégorie regroupe principalement les collectivités confrontées à des capacités administratives limitées et à des contraintes structurelles, notamment l’enclavement, l’insularité ou la faible densité démographique.
Pour ces communes, l’État prévoit des mécanismes spécifiques de péréquation ainsi qu’une assistance technique renforcée afin de réduire les disparités territoriales et de soutenir leur développement.
À travers cette réforme, les autorités guinéennes entendent mettre en place un dispositif de différenciation dans l’accompagnement des collectivités locales, en tenant compte de leurs capacités, de leurs besoins et de leurs réalités socio-économiques.
La répartition des communes selon les scores obtenus sur la grille d’évaluation de 100 points devrait ainsi constituer un outil de référence pour orienter l’appui de l’État et améliorer la gouvernance locale.
Henriette Mara www.vi.sion224.com

