Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a officiellement démenti les informations faisant état d’un concours de recrutement de 20 000 nouveaux fonctionnaires en Guinée. Dans un communiqué signé par le ministre Faya François Bourouno, les autorités qualifient ces informations, largement relayées sur les réseaux sociaux, de « totalement infondées ».
Le département précise qu’aucun avis de concours n’a été publié, que ce soit pour le recrutement de 20 000 agents ou pour tout autre effectif. Le ministère rappelle que toute procédure de recrutement dans la fonction publique est strictement encadrée par la loi du 9 juin 2019 et que les annonces officielles sont diffusées uniquement à travers les canaux de communication du département ainsi que dans la presse nationale.
À travers ce communiqué, les autorités appellent les jeunes diplômés et les demandeurs d’emploi à faire preuve de vigilance face aux risques d’escroquerie liés à la diffusion de fausses offres de recrutement.
Ce démenti intervient une dizaine de jours après les déclarations du directeur général du Recrutement, Jean Niouma Sayandouno, qui avait annoncé un prochain recrutement de 20 000 agents pour renforcer les effectifs de l’administration publique. Il avait même détaillé la répartition des postes envisagés : 8 000 pour le secteur de l’éducation, 7 000 pour la santé et 5 000 pour le ministère de l’Assainissement et de l’Hygiène publique.
Cette contradiction entre les responsables du même département met fin à plusieurs jours de confusion autour d’un éventuel recrutement massif dans la fonction publique.
Cette situation survient également dans un contexte marqué par une vaste opération d’assainissement des effectifs de l’État. Le 30 juin 2026, le ministère avait annoncé le licenciement de 6 678 agents publics, à l’issue d’un contrôle réalisé grâce à un système automatisé de gestion des ressources humaines.
Selon le ministère, cette opération a permis d’identifier plusieurs irrégularités, notamment des abandons de poste, des absences prolongées et injustifiées, des décès non déclarés ainsi que d’autres situations incompatibles avec le maintien des agents concernés dans les effectifs de l’administration publique.
Avec ce démenti officiel, le gouvernement entend mettre un terme aux spéculations et rappelle que toute information relative aux recrutements dans la fonction publique ne peut être considérée comme fiable que lorsqu’elle est publiée par les autorités compétentes.
Henriette Mara www.vision224.com

