La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ouvert, ce mercredi 6 mai 2026, les débats dans le dossier impliquant l’ancien ministre des Mines, Ahmed Kanté, poursuivi pour des faits présumés de corruption, de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite.
L’audience s’est tenue devant la chambre de jugement de la juridiction spéciale, en présence des différentes parties au procès, notamment les avocats de la défense, les représentants du ministère public ainsi que plusieurs observateurs venus suivre cette affaire très attendue par l’opinion publique.
Selon les accusations portées contre lui, l’ex-ministre est soupçonné d’avoir participé à des opérations financières jugées irrégulières durant son passage à la tête de département des mines. Le parquet spécial de la CRIEF estime que des montants importants auraient été détournés au détriment du Trésor public.
Dès l’ouverture des débats, les avocats d’Ahmed Kanté ont contesté plusieurs éléments du dossier, évoquant des insuffisances dans les procédures et rejetant les accusations formulées contre leur client. De son côté, le ministère public a soutenu disposer d’éléments matériels et de documents pouvant appuyer les charges retenues.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et la moralisation de la gestion publique engagées par les autorités de la transition. Depuis sa création, la CRIEF a engagé plusieurs poursuites contre d’anciens hauts responsables de l’administration publique accusés de malversations financières.
Le procès devrait se poursuivre dans les prochains jours avec l’audition des témoins, l’examen des pièces versées au dossier et les différentes plaidoiries des parties.
Henriette Mara vision224.com

