NIAMEY — La capitale nigérienne, Niamey, a été secouée dans la nuit de vendredi à samedi par de violents tirs et plusieurs explosions, notamment aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani et du palais présidentiel, faisant planer de nouvelles inquiétudes sur la situation sécuritaire dans le pays.
Dans la matinée, la télévision nationale et la radio publique ont momentanément cessé d’émettre, alimentant les spéculations et les inquiétudes parmi la population. Le signal de la télévision nationale a toutefois été rétabli par la suite.
Selon les autorités nigériennes, ces violences seraient liées à un « mouvement d’humeur » impliquant des soldats accusés d’avoir agi en rupture avec le règlement militaire. Des militaires auraient notamment tenté de séquestrer certains de leurs camarades au sein de la base 101, située à proximité de l’aéroport international Diori-Hamani, avant que des tirs ne soient entendus sur plusieurs sites sensibles de la capitale.
Des sources sécuritaires font également état d’une tentative d’approche du palais présidentiel par des éléments insurgés issus des forces armées. La garde présidentielle serait intervenue pour repousser les assaillants et sécuriser le secteur.
Dans un communiqué, le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody, a assuré que les forces de défense et de sécurité reprenaient progressivement le contrôle de la situation. Il a par ailleurs appelé la population à garder son calme et à éviter les mouvements susceptibles de perturber davantage la situation.
Les autorités poursuivent leurs opérations afin de rétablir pleinement la sécurité dans les différents secteurs concernés. La situation reste suivie de près à Niamey, alors que les circonstances exactes de ces événements et leur bilan éventuel doivent encore être précisés officiellement.
Henriette Mara www.vision224.com

