La commémoration du 25ᵉ anniversaire de la conférence mondiale de Durban sur le racisme, organisée au siège des Nations unies à New York, est marquée par un boycott de plusieurs dizaines de pays.
Selon la mission d’Israël auprès des Nations unies, plus de 40 États ont décidé de ne pas participer à cet événement consacré à la conférence de Durban de 2001. Israël avait auparavant appelé les membres de l’ONU à boycotter cette commémoration, estimant qu’elle risquait de réhabiliter l’image de la rencontre de 2001.
La conférence de Durban avait été organisée avec l’objectif d’élaborer un programme mondial de lutte contre le racisme, la discrimination raciale et l’intolérance. Toutefois, ses travaux avaient été controversés en raison de propos et de déclarations jugés antisémites ainsi que de discours visant Israël.
Le boycott intervient quatre ans après la précédente commémoration, organisée en 2021, au cours de laquelle 38 pays avaient déjà choisi de ne pas participer.
Réagissant à cette nouvelle mobilisation, Danny Danon, représentant permanent d’Israël auprès de l’ONU, a déclaré que le nombre de pays absents constituait, selon lui, un message adressé aux Nations unies.
« Le monde envoie un message clair à l’ONU : l’antisémitisme ne doit pas être célébré et la haine d’Israël ne doit pas être légitimée au nom de la lutte contre le racisme », a-t-il affirmé.
Danny Danon a également appelé l’ONU à tourner la page de la conférence de 2001. « Vingt-cinq ans plus tard, l’ONU doit enterrer l’héritage toxique de Durban au lieu de continuer à le raviver », a-t-il ajouté.
Cette nouvelle commémoration ravive ainsi les divisions persistantes autour de l’héritage de la conférence de Durban, entre les États qui mettent en avant son objectif de lutte contre le racisme et ceux qui dénoncent les controverses ayant entouré son déroulement.
Henriette Mara www.vision224.com

