Le déclassement des réserves foncières de l’État à Wanindara suscite un immense soulagement chez de nombreux habitants, mais aussi des inquiétudes quant à l’avenir de certaines habitations. En visite dans cette zone, ce lundi 19 octobre, le président guinéen, Mamadi Doumbouya, s’est offert un bain de foule auprès des populations, à la suite de cette décision annoncée par décret.
Si cette mesure est accueillie favorablement par de nombreux occupants, des interrogations persistent sur les conséquences des opérations de restructuration, de régularisation et d’aménagement prévues sur certains sites concernés.
En effet, l’article 2 du décret précise que deux des sites déclassés feront l’objet d’opérations d’aménagement conformément aux dispositions du Code de l’urbanisme et du Code foncier et domanial. Une perspective qui soulève des inquiétudes chez les habitants, notamment ceux dont les maisons pourraient se retrouver sur les emprises réservées aux futures infrastructures.
Des démolitions envisagées dans les zones occupées anarchiquement
Invité de l’émission À vous l’antenne, Bamba Kandet Oumar, membre de la Direction nationale des domaines et du cadastre (DOCAD), a apporté des éclaircissements sur les conséquences possibles de ces opérations.
Selon lui, les travaux de restructuration pourraient affecter certaines habitations, particulièrement celles construites de manière anarchique, en fonction du plan d’aménagement qui sera élaboré par les services techniques compétents.
« Ça aura des avantages et des inconvénients. Tous ceux qui sont aux abords des routes bien tracées n’auront pas de problèmes. Mais ceux qui sont à l’intérieur et qui se sont installés de façon anarchique… Il y a un plan d’aménagement qui sera projeté », a-t-il expliqué.
Le responsable précise que le sort des habitations concernées dépendra des conclusions de ce plan, qui devra déterminer les espaces nécessaires à l’organisation et à l’aménagement des sites.
« Maintenant, les occupations anarchiques dépendront du plan de restructuration et d’aménagement que les services techniques présents sur le terrain vont élaborer. Quelques toits des uns et des autres vont partir et les superficies vont diminuer selon le plan d’aménagement projeté pour la circonstance », a-t-il ajouté.
Entre espoir et inquiétude pour les habitants
Ces explications laissent entrevoir d’éventuelles démolitions partielles et une réduction de la superficie de certaines parcelles, en fonction des aménagements retenus. Toutefois, l’ampleur des opérations et le nombre d’habitations susceptibles d’être touchées restent à déterminer.
Pour les habitants de Wanindara, l’enjeu est désormais de connaître les modalités pratiques de cette restructuration et les garanties qui seront prévues pour les occupants concernés.
Si le déclassement des réserves foncières représente une avancée attendue par de nombreuses familles, la mise en œuvre du plan d’aménagement sera déterminante pour concilier la régularisation des occupations, l’organisation de l’espace urbain et la préservation des intérêts des populations installées sur les sites concernés.
Henriette Mara www.vision224.com

