Le ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique a procédé, ce mercredi 28 octobre 2026, à Kaloum, à la remise des fiches de poste à six départements ministériels. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’administration publique guinéenne, qui vise à clarifier les responsabilités des agents de l’État, à adapter les effectifs aux besoins des services et à instaurer une évaluation systématique des performances à partir de janvier 2027.
Les départements concernés sont ceux de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ; de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation ; de l’Énergie ; de la Pêche et de l’Économie maritime ; du Plan et de la Coopération internationale ; ainsi que de la Jeunesse. Ils étaient tous représentés par leurs secrétaires généraux.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a souligné l’importance de cette démarche pour une meilleure maîtrise des effectifs de l’État et une répartition plus efficace des ressources humaines au sein des différents départements.
« Au-delà des agents nommés par décret, dont les fonctions sont clairement définies, la question est de savoir si nous connaissons réellement les tâches de tous les agents que nous payons », a-t-il déclaré.
Le ministre a notamment évoqué les effectifs de certains secteurs clés de l’administration, précisant que l’Éducation compte environ 49 000 agents, contre près de 20 000 pour la Sécurité, suivie de la Santé. Selon lui, ces trois secteurs représentent entre 70 et 75 % des effectifs de la Fonction publique.
Il a également pris l’exemple du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, qui compte environ 1 300 agents, pour illustrer la nécessité de vérifier l’adéquation entre les effectifs disponibles et les besoins réels des services.
« Cet effectif correspond-il réellement aux besoins définis dans son cadre organique ? C’est à cette question que ce travail doit permettre de répondre », a-t-il expliqué.
Des postes définis en fonction des compétences
Poursuivant son intervention, Faya François Bourouno a indiqué que l’élaboration des cadres organiques est intervenue après la stabilisation de la base de données des agents de l’État. Ces outils doivent permettre de mieux structurer les administrations et d’affecter chaque agent à un poste correspondant à ses compétences.
Le ministre a rappelé que cette mission s’inscrit dans la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui lui a confié la responsabilité de transformer et de moderniser l’administration publique afin d’en faire un levier d’accélération du programme Simandou à l’horizon 2040.
« Après la stabilisation de la base des agents de l’État, nous avons conçu des cadres organiques permettant d’affecter chaque agent à un poste correspondant à ses compétences. La cérémonie de ce jour a été consacrée à la remise des fiches de poste aux différents départements ministériels. Il reviendra à chaque ministre de les remettre aux agents de son département », a-t-il précisé.
L’évaluation systématique des performances dès janvier 2027
Au-delà de la clarification des responsabilités et de la réorganisation des effectifs, la réforme prévoit une nouvelle étape consacrée à l’évaluation individuelle des performances des agents de l’État.
À ce sujet, le ministre a invité les départements ministériels à accélérer le processus afin de finaliser les travaux d’ici à la fin du mois de novembre 2026. L’objectif est de rendre l’évaluation des performances systématique dès janvier 2027.
« À partir de janvier 2027, nous entrerons dans une nouvelle phase de la réforme, avec l’intégration de l’évaluation des performances de chaque agent de l’État. J’invite les départements ministériels à accélérer le processus afin que ce chantier soit bouclé d’ici fin novembre. L’objectif est de rendre l’évaluation des performances systématique dès janvier 2027 », a-t-il conclu.
À travers cette réforme, les autorités guinéennes entendent renforcer l’efficacité de l’administration publique, améliorer la gestion des ressources humaines et promouvoir une culture de responsabilité et de performance au sein des services de l’État.
Henriette Mara www.vision224.com

