Alors que la crise de gouvernance au sein d’AGB2A-GIC suscite de nombreuses interrogations, Mme Kadjatou Doumbouya, cofondatrice et associée de l’entreprise, a décidé de prendre la parole pour expliquer sa démarche. Également épouse de l’administrateur général, elle affirme agir dans le but de préserver les investissements, de défendre les droits des actionnaires et de favoriser le rétablissement d’une gouvernance transparente au sein de la société.
Face aux tensions et aux procédures judiciaires évoquées dans cette affaire, Mme Doumbouya appelle à une clarification des responsabilités et à une refondation de la gestion de l’entreprise. Elle plaide également pour la réintégration de partenaires qu’elle estime injustement écartés, afin de préserver la stabilité et l’avenir d’AGB2A-GIC.
« Mon objectif n’est pas de détruire une personne », explique-t-elle, soulignant que sa démarche ne vise pas à remettre en cause les efforts consentis pour bâtir l’entreprise, mais plutôt à éviter que la crise actuelle n’entraîne des conséquences irréversibles.
Une prise de parole motivée par la nécessité d’agir
Pour Mme Kadjatou Doumbouya, la situation actuelle exige responsabilité et lucidité de la part de toutes les parties prenantes, y compris de l’administrateur général.
Elle estime que des décisions courageuses doivent être prises pour sortir de l’impasse et préserver les acquis de l’entreprise.
« Je ne cherche pas à déconstruire ce que j’ai participé à bâtir. Ma démarche consiste avant tout à préserver AGB2A-GIC, ses investissements et les intérêts de toutes les personnes qui ont contribué à son développement », affirme-t-elle.
À travers cette déclaration, la cofondatrice entend mettre l’accent sur la nécessité de privilégier l’intérêt collectif, au-delà des divergences et des tensions qui entourent actuellement la gestion de la société.
Des procédures judiciaires qui interrogent la gouvernance
Évoquant les procédures judiciaires mentionnées dans le cadre de cette crise, Mme Doumbouya appelle à la clarification des responsabilités et au respect des règles de droit.
Selon elle, les tensions actuelles risquent de fragiliser davantage la gouvernance de l’entreprise si les faits ne sont pas établis et si les responsabilités ne sont pas clairement définies.
Elle insiste ainsi sur l’importance de laisser les institutions compétentes accomplir leur mission en toute indépendance.
Pour la cofondatrice, aucun intérêt individuel ou collectif ne devrait compromettre la stabilité d’une entreprise qui représente des investissements importants et occupe une place dans le tissu économique guinéen.
Actionnaires, partenaires et économie nationale : les enjeux d’une crise
Au-delà des divergences internes, Mme Kadjatou Doumbouya met en garde contre les conséquences qu’un éventuel effondrement d’AGB2A-GIC pourrait entraîner.
Les actionnaires pourraient voir leurs investissements fragilisés, tandis que les partenaires techniques et financiers risqueraient de perdre confiance. Les activités de l’entreprise pourraient également subir les répercussions de cette situation.
Elle souligne par ailleurs que les enjeux dépassent le cadre des relations entre les responsables de la société.
« Derrière une entreprise, il y a des investissements, des emplois, des partenariats et des perspectives de développement », rappelle-t-elle, évoquant également les intérêts de l’État guinéen et de l’économie nationale.
À ses yeux, laisser la crise s’aggraver reviendrait à exposer les acquis de plusieurs années de travail à des risques importants.
La protection des droits des actionnaires au cœur de son engagement
Pour sortir de cette situation, Mme Kadjatou Doumbouya décline plusieurs priorités : protéger les investissements, défendre les droits des actionnaires, favoriser la réintégration des partenaires qu’elle estime avoir été injustement écartés et contribuer à l’assainissement de la gestion de l’entreprise.
Elle considère qu’un retour à une gouvernance transparente constitue une condition essentielle pour restaurer la confiance entre les différentes parties prenantes et préserver l’avenir de la société.
Consciente des risques liés à sa prise de position, elle affirme néanmoins rester déterminée à poursuivre son engagement.
« Ma main ne tremblera pas lorsqu’il s’agira de défendre les droits légitimes et l’avenir d’AGB2A-GIC », déclare-t-elle.
Un appel à la responsabilité pour préserver l’avenir d’AGB2A-GIC
À travers cette sortie médiatique, Mme Kadjatou Doumbouya entend placer la préservation de l’entreprise au centre des préoccupations. Son message repose sur la nécessité de clarifier la gouvernance, de protéger les intérêts des actionnaires et de rechercher une issue à la crise dans le respect du droit.
Reste désormais à savoir si cet appel contribuera à rapprocher les positions des différentes parties prenantes et à ouvrir la voie à une nouvelle dynamique de gestion.
Dans un contexte marqué par des tensions et des interrogations sur la gouvernance, l’avenir d’AGB2A-GIC dépendra notamment de la clarification des responsabilités, du respect des droits des parties concernées et de la capacité des acteurs à privilégier la pérennité de l’entreprise.
Henriette Mara www.vision224.com

