Conakry — Réunie en session extraordinaire ce lundi 3 août 2026, l’Assemblée nationale guinéenne a approuvé le projet de loi habilitant le président de la République à légiférer par ordonnance pendant l’interruption des travaux parlementaires. Ce vote, intervenu au début de la 10ᵉ législature, confère à l’exécutif un pouvoir encadré et temporaire afin d’assurer la gestion des affaires prioritaires de l’État.
Le texte adopté accorde au gouvernement une autorisation d’agir par voie d’ordonnance valable jusqu’au 4 octobre 2026. Selon les précisions apportées lors de la séance plénière, cette démarche vise avant tout à garantir la continuité de l’action publique, à répondre promptement aux éventuelles situations d’urgence et à mettre en œuvre des réformes clés qui ne sauraient attendre la réouverture des travaux à l’hémicycle.
L’habilitation accordée à l’exécutif s’articule autour de trois domaines d’intervention stratégiques :La gestion institutionnelle : Le fonctionnement des services publics et de l’administration territoriale. Les engagements externes : L’exécution des accords et traités de coopération internationale. L’urgence socio-économique : L’adoption de mesures d’urgence destinées à soutenir l’économie et le volet social. Une mesure d’exception sous contrôle parlementaire.
La commission saisie au fond, après examen approfondi du dossier, a donné un avis favorable à l’adoption du texte. Dans son rapport, elle a souligné le caractère rigoureusement exceptionnel du dispositif, assurant que celui-ci ne porte nullement atteinte aux prérogatives fondamentales du Parlement sur le long terme.
De plus, la légitimité démocratique reste préservée : l’ensemble des ordonnances prises durant cette période devra être obligatoirement soumis à une procédure de ratification par l’Assemblée nationale lors de la reprise de ses travaux.
Henriette Mara www.vision224.com
