L’Agence du service civique d’action pour le développement (ASCAD) poursuit son expansion à l’intérieur du pays. Un nouveau centre de formation a été inauguré à Timbi-Madina, en présence de plusieurs personnalités guinéennes et françaises, dont le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, le général Amara Camara, et l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard.
La cérémonie a réuni des autorités administratives et locales, des notables, des coopérants militaires français ainsi que des éléments des forces de défense et de sécurité de Mamou et de Labé.
À cette occasion, le directeur général de l’ASCAD et l’ambassadeur de France ont salué les efforts des autorités guinéennes en faveur du développement durable, tout en réaffirmant l’importance de la coopération entre Conakry et Paris.
Dans son discours, le directeur général de l’ASCAD, le général Abdoulaye Oury Diallo, a souligné que l’ouverture de cette infrastructure marque une nouvelle étape dans le déploiement des activités de son institution à l’intérieur du pays.
« Avec l’ouverture de ce centre, l’ASCAD compte désormais cinq centres opérationnels, après ceux de Conakry, Kindia, Boké et Kankan. Cette nouvelle étape nous rend fiers et nous encourage à poursuivre davantage nos efforts au service de la jeunesse. La formation de la jeunesse est un enjeu majeur pour l’avenir de notre pays », a-t-il déclaré.
Prenant la parole, l’ambassadeur de France, Luc Briard, a rappelé les propos du président de la République, Mamadi Doumbouya, lors de sa récente adresse à la nation, notamment sur le rôle central de la jeunesse dans le développement de la Guinée.
« C’est une immense fierté et un immense honneur d’être là avec vous, quelques semaines après l’adresse à la nation du président de la République, qui avait insisté sur le fait que la richesse de la Guinée n’est pas dans ses mines, mais dans sa jeunesse », a-t-il affirmé.
Le diplomate français a également insisté sur la nécessité d’offrir aux jeunes des perspectives d’avenir dans leur pays, en rappelant que le chef de l’État avait appelé à faire de la Guinée une terre d’opportunités pour sa jeunesse, plutôt qu’un pays que les jeunes sont contraints de quitter.
« L’avenir de la jeunesse était en Guinée et non sur les routes de l’exil. C’est important de le répéter ici à Timbi-Madina », a-t-il ajouté.
Simandou 2040 et le renforcement du capital humain
Réaffirmant la volonté de la France d’accompagner les priorités de développement définies par les autorités guinéennes, Luc Briard a mis en avant la place accordée au capital humain dans le programme Simandou 2040.
« Notre but ici en Guinée, c’est d’être à l’écoute de nos partenaires, et nous savons que la stratégie Simandou 2040 a fait de son pilier deux, le renforcement du capital humain, une priorité », a-t-il souligné.
Pour l’ambassadeur, l’accès à l’emploi ne doit pas dépendre exclusivement du niveau d’études. Il a ainsi défendu le modèle de formation de l’ASCAD, qui vise à transformer les compétences des jeunes en qualifications professionnelles et à faciliter leur insertion sur le marché du travail.
« Quel que soit le niveau d’études, on n’a pas besoin d’avoir le Bac pour pouvoir trouver un emploi et c’est l’esprit de l’ASCAD, de transformer une compétence en qualification et une qualification en un emploi », a-t-il expliqué.
Selon le diplomate, cette approche permet aux jeunes, notamment ceux issus des localités éloignées et n’ayant pas pu suivre un parcours scolaire classique, de bénéficier d’une formation civique, citoyenne et professionnalisante.
Il estime que ce dispositif complète l’offre traditionnelle de formation proposée par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
L’inauguration du centre de Timbi-Madina illustre ainsi la volonté de renforcer les dispositifs de formation et d’insertion professionnelle des jeunes à l’intérieur du pays. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à faire du développement du capital humain un levier essentiel de la croissance et à offrir davantage de perspectives à la jeunesse guinéenne.
Henriette Mara pour Vision224.com

