L’administration américaine poursuit le durcissement de sa politique migratoire et consulaire en Afrique. Selon plusieurs informations relayées ces derniers jours, une réforme approuvée par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, prévoit une profonde réorganisation du réseau diplomatique des États-Unis sur le continent africain.
Cette réforme, dont l’entrée en vigueur est annoncée pour le mois de juin, vise à centraliser les activités consulaires au sein de vingt « hubs » régionaux répartis à travers l’Afrique. L’objectif affiché est de rationaliser le traitement des demandes de visas et de renforcer l’efficacité administrative des représentations diplomatiques américaines.
Si cette mesure est appliquée, le nombre d’ambassades et de consulats habilités à recevoir et traiter les demandes de visas américains passerait de cinquante à seulement vingt sur l’ensemble du continent. Une réduction significative qui suscite déjà des inquiétudes dans plusieurs pays africains, dont la Guinée.
À Conakry, cette restructuration pourrait avoir des conséquences directes pour les citoyens souhaitant se rendre aux États-Unis. Les demandeurs de visas pourraient être contraints de se déplacer vers d’autres pays désignés comme centres régionaux pour effectuer leurs démarches consulaires, engendrant des coûts supplémentaires et des délais plus importants.
Cette initiative s’inscrit dans la politique migratoire plus restrictive défendue par l’administration du président Donald Trump, qui met l’accent sur un contrôle accru des flux migratoires et une réorganisation des services diplomatiques américains à l’étranger.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a confirmé si l’ambassade des États-Unis à Conakry perdra effectivement sa compétence en matière de délivrance de visas. Toutefois, l’annonce de cette réforme alimente les interrogations quant à l’avenir des services consulaires américains en Guinée et dans plusieurs autres pays africains.
Henriette Mara www.vision224.com

