Un drame s’est produit dans la soirée du mardi 27 octobre 2026 à Faranah, où un étudiant de l’Institut supérieur agronomique et vétérinaire (ISAV) a perdu la vie après avoir été victime d’un malaise cardiaque alors qu’il disputait un match de football. Sa disparition suscite une vive émotion au sein de la communauté universitaire, tandis que ses camarades mettent en cause la prise en charge à l’hôpital régional.
La victime, Morlaye Clavère Maouomou, était étudiant en première année de licence (L1) au département d’économie rurale, dans la filière gestion des entreprises agricoles.
Selon un communiqué de l’institution, le jeune étudiant se trouvait sur un terrain de sport lorsqu’il a été victime d’une crise cardiaque foudroyante.
Après le drame, des tensions ont éclaté aux abords de l’hôpital régional de Faranah. Plusieurs étudiants ont accusé le personnel médical d’avoir tardé à prendre en charge leur camarade, évoquant une demande préalable de paiement de 30 000 francs guinéens (GNF).
« Quand il a fait la crise, nous l’avons transporté à l’hôpital. Sur place, ils ont commencé à nous poser des questions d’argent, et notre ami a rendu l’âme pendant ce temps », a témoigné un étudiant présent sur les lieux.
La direction de l’hôpital apporte sa version des faits
Face aux accusations, le directeur de l’hôpital régional de Faranah, le Dr Ibrahim Nabé, a livré une version différente des événements. Selon lui, le jeune homme aurait déjà perdu la vie avant son arrivée dans la structure sanitaire.
« Le jeune jouait au football dans le quartier, c’est là où il a eu un arrêt cardiaque. Ses amis l’ont pris pour l’emmener à l’hôpital. Malheureusement, nous avons reçu un dépôt de corps, c’est-à-dire qu’il n’est pas arrivé vivant dans notre structure », a-t-il déclaré.
Ces versions contradictoires alimentent l’émotion et les interrogations autour des circonstances exactes du décès. Les accusations formulées par les étudiants restent à établir, notamment concernant les conditions de prise en charge et le moment du décès.
Un campus plongé dans la tristesse
Au sein du campus de l’ISAV de Faranah, la tristesse et la consternation dominent après cette disparition brutale. La mort de Morlaye Clavère Maouomou laisse ses camarades et l’ensemble de la communauté universitaire sous le choc.
Au-delà de la douleur, cet événement soulève des questions sur l’accès aux soins d’urgence et la prise en charge des patients en situation critique.
À ce stade, les circonstances précises du décès et les accusations visant l’hôpital restent à clarifier.
Mariame Mara www.vision224.com

