Le projet Simandou représente bien plus qu’une exploitation minière pour la Guinée. Il constitue un levier stratégique de développement économique, d’industrialisation et de création d’emplois. C’est le message porté par Djiba Diakité, qui a mis en avant les opportunités d’investissement liées au mégaprojet, notamment dans la transformation locale du minerai de fer et la réalisation d’infrastructures majeures.
« Simandou n’est pas seulement une mine. C’est un corridor de prospérité et de développement. Autour des rails, du port, de l’acier, une économie entière est à bâtir », a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur des perspectives économiques offertes par ce projet.
Parmi les principales opportunités identifiées figure la transformation locale du minerai de fer guinéen, dont la teneur dépasse 65 %. Pour Djiba Diakité, le développement d’unités industrielles capables de valoriser cette ressource sur le territoire national constitue un enjeu majeur pour accroître les retombées économiques du projet.
« L’une des premières opportunités que Simandou Mining Summit offre aux investisseurs stratégiques, c’est d’abord la transformation locale de notre minerai de classe mondiale avec une teneur supérieure à 65 %. La deuxième opportunité, ce sont les infrastructures majeures qui rendent l’industrialisation possible en République de Guinée », a-t-il expliqué.
Des partenaires engagés dans le développement durable
Le responsable a également insisté sur la volonté des autorités guinéennes d’attirer des investisseurs capables de s’inscrire dans une dynamique de développement à long terme. L’objectif, selon lui, n’est pas de privilégier des transactions ponctuelles, mais de construire des partenariats durables contribuant à la transformation socioéconomique du pays.
« Nous voulons être clairs. La Guinée ne cherche pas des acheteurs de passage, elle cherche des partenaires qui s’installent dans une logique de développement socioéconomique durable, conformément à la vision de Son Excellence le président Mamadi Doumbouya », a-t-il martelé.
Pour concrétiser cette ambition, l’État entend poursuivre les réformes, renforcer la sécurité du cadre d’investissement et privilégier les projets suffisamment avancés pour bénéficier de financements. Cette approche vise à favoriser des partenariats gagnant-gagnant, fondés sur la complémentarité entre les capitaux, les technologies, la formation, l’accès aux marchés et l’expertise opérationnelle.
À titre d’exemple, Djiba Diakité a évoqué la Compagnie du Transguinéen (CTG), dont le modèle repose sur la collaboration entre l’État guinéen et plusieurs partenaires industriels pour la réalisation des infrastructures nécessaires au mégaprojet Simandou.
« Des partenaires industriels de nationalités différentes et des intérêts différents ont accepté de mutualiser les coûts et les risques pour la réalisation des infrastructures majeures, gigantesques du mégaprojet Simandou aux côtés de l’État », a-t-il affirmé.
L’emploi des Guinéens et le contenu local au cœur des priorités
Au-delà des investissements et des infrastructures, les autorités entendent faire du projet Simandou un moteur de développement pour les entreprises et les travailleurs guinéens. Djiba Diakité a ainsi insisté sur trois priorités : l’emploi des nationaux, l’accès des entreprises guinéennes aux opportunités d’affaires et le renforcement de la formation professionnelle.
« La condition essentielle pour nous tient en trois points : du travail en priorité pour les Guinéens, des opportunités d’affaires pour les entreprises à capitaux guinéens ou des entreprises détenues par des Guinéens, la formation pour anticiper un meilleur transfert des compétences et des technologies », a-t-il précisé.
Pour lui, le contenu local ne doit pas être perçu comme une contrainte par les investisseurs, mais comme une condition essentielle à la pérennité de leurs projets. L’intégration des compétences nationales, le développement des entreprises locales et le transfert de technologies doivent permettre à l’économie guinéenne de tirer davantage profit des retombées du mégaprojet.
« Le contenu local n’est pas une contrainte imposée à l’investisseur. C’est la garantie de la durabilité de son investissement », a-t-il conclu.
À travers cette vision, la Guinée ambitionne de faire de Simandou un catalyseur de croissance, capable de dépasser la seule extraction minière pour favoriser l’émergence d’un tissu industriel national, renforcer les entreprises locales et créer des opportunités économiques durables au bénéfice des populations.
Henriette Mara www.vision224.com

