Ce vendredi 31 juillet 2026 marque un tournant décisif dans la conduite des affaires publiques en Guinée. Le Premier ministre, Bah Amadou oury, a tapé du poing sur la table en annonçant une nouvelle méthode de gouvernance au sein de son équipe. Fini l’individualisme et l’improvisation : place à la concertation, au strict respect de la hiérarchie et à une discipline de fer.
Le chef du gouvernement guinéen a tenu à clarifier les nouvelles règles du jeu pour ses ministres, annonçant l’ouverture d’une nouvelle phase politique. Porté par une injonction de fermeté émanant du sommet de l’État, Bah Oury a défini un triptyque institutionnel sur lequel il ne tolérera aucun écart.
Les trois principes d’une gouvernance repensée Pour garantir l’efficacité de l’action publique, le Premier ministre s’est montré catégorique en énumérant trois piliers fondamentaux et non négociables :
La concertation et la transversalité : Le travail en vase clos est proscrit. Le chef du gouvernement exige une collaboration étroite entre les différents départements. « Premièrement, la concertation, la transversalité. Ensemble, on recherche de meilleures solutions pour avancer », a-t-il déclaré. Le respect de la chaîne hiérarchique : Bah Oury a rappelé avec insistance que l’équipe gouvernementale possède un chef à qui chaque ministre doit rendre des comptes. « Le deuxième élément, c’est se référer. […] Vous devez vous référer à lui [le Premier ministre]. C’est indispensable. Sans cette articulation, il n’est pas possible de réussir », a-t-il souligné. Une discipline sans faille : Condition sine qua non du succès collectif, la discipline doit primer sur les ego. Fustigeant l’orgueil qui entrave parfois la collaboration entre homologues, il a martelé : « Sans discipline, on n’ira nulle part […]. Par orgueil, on ne veut pas se référer en se disant qu’on est ceci ou cela. »
Il a par ailleurs exigé que ses ministres insufflent cette même dynamique de rigueur au sein de leurs propres équipes.L’appui présidentiel et la fin annoncée de la transition
Cette nouvelle doctrine gouvernementale ne relève pas d’une simple initiative personnelle du Premier ministre, mais d’une directive claire du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui lui a explicitement demandé de « faire preuve de fermeté » dans la coordination gouvernementale.
Plus qu’un simple recadrage administratif, cette déclaration résonne comme une annonce politique majeure. Bah Oury a en effet proclamé un véritable changement de paradigme institutionnel :
« Le président m’a dit : ‘il faut faire preuve de fermeté’. Je suis d’accord avec lui. La période de la transition est terminée. Nous sommes dans le cadre de l’ordre constitutionnel. Nous sommes redevables devant le peuple de Guinée. »
À travers ce discours d’autorité, le Premier ministre envoie un message clair : l’heure n’est plus aux tâtonnements d’une période d’exception, mais à l’exigence de résultats concrets, portée par un gouvernement uni, discipliné et pleinement responsable devant la nation.
Henriette Mara www.vision224.com

